Le 13 janvier 2026, la SNCF fait face à une nouvelle grève nationale initiée par Sud-Rail et la CGT Cheminots. Bien que l’impact soit limité à certaines régions, le mouvement soulève des questions cruciales sur les salaires et les conditions de travail des cheminots. Dans un contexte de négociations annuelles obligatoires (NAO), les syndicats cherchent à obtenir des augmentations salariales substantielles.
Malgré des perturbations prévues principalement en Île-de-France et en Occitanie, la direction de la SNCF tente de minimiser l’impact en assurant un service quasi normal sur les lignes TGV et Intercités. Retour sur les enjeux et les conséquences de ce mouvement social.
Les revendications des syndicats
Les syndicats Sud-Rail et CGT Cheminots ont déposé un préavis de grève pour exiger des augmentations salariales et une amélioration des conditions de travail. Ils estiment que les primes versées en décembre dernier ne suffisent pas à répondre aux attentes des cheminots.

Sud-Rail réclame une revalorisation immédiate des salaires de 400 euros pour tous les employés, tandis que la CGT Cheminots plaide pour une hausse de 12% des salaires et pensions, ainsi que l’instauration d’un treizième mois. Avec une inflation de 1,1% attendue pour 2026, ces demandes visent à compenser l’augmentation du coût de la vie.
La direction de la SNCF, de son côté, met en avant une augmentation moyenne des salaires de 16,4% sur les trois dernières années. Pourtant, pour les syndicats, le compte n’y est pas, surtout face aux bénéfices réalisés par l’entreprise.
En toile de fond, les NAO, qui se concluent ce même jour, sont l’occasion pour les syndicats de peser dans les négociations et de faire entendre leurs revendications.
Impact limité sur le trafic
La grève du 13 janvier, bien que nationale, n’entraîne que peu de perturbations par rapport aux mouvements précédents. Selon la SNCF, le service sera normal sur les lignes TGV et Intercités, avec des perturbations limitées à certaines lignes régionales.

En Île-de-France, le RER D et le RER E sont les plus touchés, avec respectivement 1 train sur 2 et 2 trains sur 3 en circulation. Sur la ligne R, la situation est similaire. En Occitanie, certaines lignes locales connaissent également des réductions de service.
Ces perturbations, bien que réelles, restent donc limitées par rapport aux craintes initiales. La SNCF recommande aux voyageurs de privilégier le télétravail ou de reporter leurs déplacements si possible.
Cette situation témoigne d’une mobilisation moindre par rapport aux précédentes grèves, ce qui pourrait refléter l’efficacité des mesures d’apaisement prises par la direction.
Les initiatives de la direction
Pour apaiser les tensions, la direction de la SNCF, sous la houlette de Jean Castex, multiplie les gestes en faveur des cheminots. En décembre, une prime de 400 euros a été versée à tous les employés, mais cela ne semble pas suffire aux syndicats.
La direction s’efforce de montrer que les augmentations salariales suivent l’inflation et que les cheminots bénéficient d’une revalorisation significative. Cependant, les syndicats restent sceptiques et jugent ces efforts insuffisants.
Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de gestion de crise, visant à maintenir un dialogue ouvert avec les syndicats tout en assurant la continuité du service public.
Malgré ces efforts, le climat social reste tendu, et la grève du 13 janvier en est la preuve. La direction devra sans doute envisager de nouvelles mesures pour éviter de futures mobilisations.
Comparaison avec les grèves précédentes
Si l’on compare avec les précédentes mobilisations, notamment celles de l’automne dernier, la grève du 13 janvier semble moins suivie. En octobre, la mobilisation avait été plus forte, avec des perturbations plus marquées sur le réseau ferroviaire.
Cette différence peut s’expliquer par une lassitude des cheminots face à des mouvements sociaux répétés et par les concessions de la direction, perçues comme des gestes d’apaisement.
Les chiffres de fréquentation des grévistes montrent une tendance à la baisse, ce qui pourrait indiquer une certaine résignation ou un manque de confiance dans l’efficacité des grèves comme moyen de pression.
Pour autant, les revendications restent les mêmes, et la question des salaires continue de cristalliser les tensions entre les syndicats et la direction.
Conséquences et perspectives
La grève du 13 janvier, bien que limitée dans son impact, soulève des questions importantes sur l’avenir des négociations salariales à la SNCF. Les cheminots s’inquiètent de la pérennité des améliorations promises et de leur pouvoir d’achat.
Pour la direction, l’enjeu est de maintenir la confiance des employés tout en assurant la compétitivité de l’entreprise. Les prochaines étapes des NAO seront cruciales pour déterminer l’évolution des relations sociales au sein de la SNCF.
Les usagers, quant à eux, espèrent une résolution rapide des conflits pour éviter des perturbations futures, surtout en période de forte affluence.
Dans un contexte économique incertain, les négociations à venir devront être menées avec soin pour éviter de nouvelles tensions et garantir un service de qualité pour tous.
À retenir
- La grève du 13 janvier 2026 a un impact limité sur le trafic.
- Les revendications salariales restent au cœur des tensions.
Questions fréquentes
- Quelles sont les principales revendications des syndicats?
- Les syndicats réclament des augmentations salariales significatives et une amélioration des conditions de travail.
- Quel est l'impact de la grève sur le trafic?
- Le trafic est perturbé principalement en Île-de-France et en Occitanie, mais reste normal sur les lignes TGV et Intercités.
Sources
- Interruption de la ligne SNCF Grenoble-Valence jusqu’à début mars : un casse-tête pour les usagers - février 7, 2026
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