Plus de 14 000 € par an : les entreprises ignorent parfois qu’elles sont assises sur une mine d’or

spot_img
Suivez nous sur Google News
4.6/5 - (13 votes)

Jusqu’à 14 000€/an : et si leurs parkings devenaient une nouvelle source de revenus pour les entreprises ?

13 octobre 2026. Et si leurs places de parking inutilisées pouvaient rapporter jusqu’à plus de 14 000 € par an aux entreprises ? C’est le potentiel que peut représenter, à titre indicatif, la location de seulement 10 places à 120 € par mois dans une grande agglomération française. Une illustration qui révèle une réalité encore largement sous-estimée : le parking d’entreprise n’est pas uniquement une infrastructure dédiée aux collaborateurs, mais aussi un actif immobilier qui peut générer des revenus pour ses propriétaires.  Télétravail, congés, déplacements professionnels, week-ends, jours fériés ou horaires décalés : l’occupation d’un parking varie fortement au fil de la journée et de l’année.

Certaines places restent ainsi disponibles pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, alors même qu’elles sont déjà aménagées, sécurisées et souvent situées dans des zones urbaines où ce type de stationnement est justement particulièrement recherché. Et les possibilités de valorisation ne se limitent pas à la simple location longue durée. Selon son emplacement et son niveau d’occupation, un parking peut être ouvert ponctuellement lors d’événements, avec des tarifs pouvant atteindre 10 à 30 € par jour et par place, intégrer des bornes de recharge facturées à l’usage ou encore répondre à de nouveaux besoins liés à la logistique urbaine. Reste à savoir comment identifier ce potentiel et le mettre en œuvre sans perturber l’usage des collaborateurs.

Lire : Quels sont les 5 meilleurs parkings à Liège

Stéphane Seigneurin, fondateur et PDG de Sharvy (startup française spécialisée dans la gestion intelligente des parkings d’entreprise, bornes de recharge et espaces de travail dont la solution SaaS est utilisée quotidiennement par plus de 100 000 collaborateurs dans 20 pays), décrypte aujourd’hui les différentes stratégies permettant de transformer les capacités inutilisées d’un parking d’entreprise en revenus complémentaires, tout en conservant la maîtrise des espaces et des usages.

Pourquoi les parkings d’entreprise constituent-ils aujourd’hui un actif encore sous-exploité ?

“Un parking d’entreprise, ce n’est pas simplement quelques places de stationnement : c’est une surface immobilière déjà aménagée, souvent située là où la demande est la plus forte. À proximité des pôles économiques, des gares, des zones commerciales ou des grands axes, son emplacement lui confère une véritable valeur. Son autre avantage, c’est que tout est déjà là : pas de foncier à acquérir, pas de construction à financer, pas de lourds investissements à engager. Le parking est opérationnel, sécurisé et accessible.

Lire : Pourquoi installer un panneau “Défense de stationner” sur un parking n’est pas une absurdité ?

Lire :  Classement des meilleures agences SEO à Nantes : boostez votre visibilité locale en Loire Atlantique

C’est donc un actif d’une valeur souvent sous-estimée et l’enjeu consiste donc avant tout à mieux exploiter cette potentielle source de revenus qui existe déjà. L’une des caractéristiques principales d’un parking d’entreprise, c’est que son taux d’occupation est rarement constant : horaires de travail, week-ends, télétravail, ponts, jours fériés ou vacances laissent régulièrement des places vacantes. Ces périodes d’inoccupation représentent donc autant de capacités d’accueil disponibles, sans remettre en cause l’usage principal du parking. C’est ce qui en fait un actif stratégique : une entreprise peut transformer une ressource déjà financée et sous-utilisée en source de revenus complémentaires. Le parking cesse alors d’être uniquement un coût fixe pour devenir un espace flexible, capable de générer davantage de valeur.”

Quelles sont les principales façons pour une entreprise de transformer ses places de parking sous-utilisées en revenus ?

“Il existe aujourd’hui plusieurs manières de monétiser un parking d’entreprise, à commencer par la location de places à des entreprises voisines : selon les villes, une place peut se louer entre 80 et 150 € par mois. Avec seulement 10 places louées 120 € par mois, une entreprise peut ainsi générer 1 200 € de revenus mensuels, soit plus de 14 000 € par an, sans investissement immobilier supplémentaire. Autre possibilité : ouvrir ponctuellement le parking lors de concerts, salons, matchs ou festivals, avec des tarifs pouvant atteindre 10 à 30 € par jour et par place, voire davantage dans les zones très tendues. Les outils de Parking Management permettent ensuite d’identifier automatiquement les places disponibles et de les réattribuer, tout en conservant la priorité aux collaborateurs. La recharge électrique constitue également un relais de valorisation : les sessions peuvent être suivies et facturées à l’usage, notamment au kilowattheure. Enfin, certaines places peuvent répondre à de nouveaux besoins urbains, comme la logistique du dernier kilomètre, les livraisons ou le stockage temporaire. Ces modèles peuvent être combinés et adaptés aux contraintes de chaque site, plutôt que de choisir une seule solution. Le véritable enjeu est donc de considérer le parkin

g comme un espace flexible : chaque place inutilisée peut potentiellement devenir une source de revenus, un service ou un nouveau maillon de l’économie locale.”

Quels bénéfices concrets une entreprise peut-elle tirer de la valorisation de ses places de stationnement ?

“Le premier bénéfice est très concret : transformer des places inutilisées en revenus additionnels, sans modifier le fonctionnement principal du site. L’entreprise génère ainsi un cash-flow complémentaire à partir d’un actif qu’elle possède déjà, ce qui améliore directement sa rentabilité. Mais l’enjeu va au-delà du seul revenu : valoriser son parking, c’est aussi mieux exploiter son foncier et augmenter le rendement réel de ses surfaces immobilières. Une place vide pendant plusieurs heures ou plusieurs jours représente en effet une capacité disponible qui peut être mieux utilisée. Cette logique permet donc de passer d’une approche de coût fixe à une véritable logique d’optimisation des actifs. Les bénéfices sont également environnementaux : en facilitant le stationnement, l’entreprise contribue à réduire certaines frictions et déplacements inutiles liés à la recherche d’une place en ville. L’intégration de bornes de recharge pour véhicules électriques peut en outre renforcer cet impact et accompagner concrètement la transition énergétique. À la clé, c’est donc un triple bénéfice : davantage de revenus, un meilleur rendement immobilier et une démarche RSE plus tangible.

Lire :  Comment contacter le service client Air France ? Bagages, annulations et retards de vol

Quelles précautions les entreprises doivent-elles prendre avant de transformer ainsi leurs parkings ?

“Valoriser un parking ne signifie pas simplement mettre des places à disposition : il faut d’abord sécuriser le cadre dans lequel cette activité s’inscrit. Les règles d’urbanisme, de sécurité et d’usage peuvent varier selon les communes et doivent donc être vérifiées avant toute mise à disposition à des tiers. La responsabilité de l’entreprise en cas d’incident constitue également un point central : accès, assurances et dispositifs de surveillance doivent être clairement définis. Il faut ensuite éviter qu’une nouvelle utilisation du parking ne crée des intrusions, des conflits d’usage ou une saturation des places destinées aux collaborateurs. Le contrôle des flux devient alors essentiel pour garantir que chaque utilisateur puisse accéder au parking de manière fluide et sécurisée. Il s’agit alors de déployer des outils qui permettent d’organiser les droits d’accès et de piloter les entrées et sorties. Enfin, les revenus générés doivent être correctement qualifiés et leur traitement fiscal anticipé pour rester en conformité avec le régime de l’entreprise. La bonne stratégie n’est donc pas de remplir chaque place disponible, mais de monétiser intelligemment la capacité inutilisée, dans un cadre parfaitement maîtrisé.”

Quelles sont les étapes clés pour qu’une entreprise puisse valoriser efficacement son parking ?

“La première clé, c’est de partir des usages réels : un parking n’est jamais simplement “plein” ou “vide”, son occupation varie selon les heures, les jours et les périodes de l’année. Il faut donc mesurer précisément les taux d’occupation pour identifier les places et les créneaux réellement disponibles, puis croiser ces données avec le télétravail, les congés ou encore le flex office. La deuxième étape consiste à choisir le bon modèle : location longue durée, ouverture ponctuelle lors des pics de demande ou encore services complémentaires comme la recharge électrique. L’objectif est de trouver le bon équilibre entre revenus générés et priorité donnée aux collaborateurs. Enfin, la réussite dépend de la capacité à gérer simplement les réservations, les profils d’utilisateurs et les accès, notamment avec des outils digitaux comme Sharvy. Mais il n’est pas nécessaire de tout transformer immédiatement : une phase pilote sur quelques places, certains jours ou certaines plages horaires permet de tester la demande réelle. Cette expérimentation permet d’ajuster les tarifs, les règles d’accès et le périmètre avant d’élargir progressivement le dispositif. La bonne approche est donc simple : mesurer le potentiel, tester le modèle et seulement ensuite changer d’échelle, avec une maîtrise totale des impacts opérationnels.”

Lire :  Les opportunités professionnelles du job dating dans le secteur des transports près de Niort

À PROPOS DE SHARVY

Sharvy est une start-up française éditrice d’une solution SaaS de gestion des parkings et bureaux d’entreprises comptant plus de 100 000 utilisateurs quotidiens dans plus de 250 entreprises clientes réparties sur 20 pays (dont Engie, Nestlé, Banque Populaire du Sud, Vinci ou encore Groupama). Sa solution logicielle permet de gérer de manière intelligente et d’optimiser efficacement l’utilisation des ressources en entreprise, qu’il s’agisse des places de parking, des bornes de recharge pour véhicules électriques, des postes de travail ou de toute autre ressource réservable. Lancée en 2018 à Montpellier par Stéphane Seigneurin, la start-up a levé 1,2 million d’euros en 2020 et a gagné le Trophée « Jeune Pousse » lors de la 29e Cérémonie des Masters de La Lettre M en 2025. Elle est également membre de la French Tech Méditerranée et du cluster d’entreprises numériques Digital 113. https://www.sharvy.com

D'autres articles sur le monde de la voiture

A la une

Plus de l'auteur

Windrunner : l’avion cargo géant de 7 700 m³ dévoilé au Bourget, une révolution logistique mondiale attendue en 2029

Lorsqu'il s'agit de transport aérien, certaines innovations captent facilement l'attention. C'est...

Pourquoi l’investissement local dans les pôles de mobilité est essentiel ?

Les pôles de mobilité sont des endroits stratégiques d’une ville, où...