
"Nous en avons rêvé et vous l’avez fait", a lancé au constructeur Van Hool, Dominique Gros, le maire de Metz lors du dévoilement du premier véhicule devant une centaine d’élus messins venus pour l'occasion.
Le "rêve" en question c’était de réaliser un autobus qui ne figurait dans aucun catalogue de constructeur mais qui devait correspondre aux besoins spécifiques exigés par l’agglomération lorraine : des autobus à forte capacité, peu polluants et dont le design se rapproche plus du tramway que d’un bus classique.
Mouton à 5 pattes
"Il existe des bus de 24 mètres, il existe des bus hybrides, mais pas en 24 mètres et il existe des bus qui…. ressemblent à des bus", a commenté le maire.
Apres avoir consulté tous les constructeurs susceptibles de créer ce mouton à cinq pattes, le choix des Messins s’est arrêté sur Van Hool. Le constructeur belge a remporté en avril 2011 un marché en tranche ferme de 26 autobus, et trois tranches conditionnelles de 9 véhicules supplémentaires.
Avec, par tranches conditionnelles, des prestations de maintenance des chaines de traction hybrides. Le coût total du marché en tranche ferme s'élève à 22,23 millions d'euros.
Les élus messins rêvaient également d’un véhicule 100% électrique mais la technologie de "biberonnage aux arrêts" (1) est encore au stade expérimental. Pour ne pas injurier un avenir sans doute proche, l’infrastructure actuelle de la ligne a été pensée pour accueillir à terme ce type de technologie.
Mettis est un projet de deux lignes de BHNS en site propre intégral de 23 km dont 5,6 km en tronc commun, et 37 stations. La ligne A (12,5 km) reliera Woippy au nord de l'agglomération à Borny à l'ouest. La ligne B (10,94 km) partira de la cité universitaire à l'est, pour rejoindre la technopole au sud-est dans une premier temps, puis le futur CHR de Mercy.
Coût total du projet, 170 millions d'euros (valeur 2010). Les travaux de déviations de réseau sont achevés et les travaux sur la voie débuteront dès mai 2011. La fréquentation attendue est de 25 000 voyageurs par jour lors de sa mise en service, 36 000 à terme. Mise en service est prévue pour septembre 2013.
Robert Viennet
(1) Dans les systèmes de biberonnage, testés actuellement par tous les constructeurs de trams comme de bus, le véhicule recharge ses batteries (supercondensateurs) en 20 secondes aux arrêts, ce qui lui offre suffisamment d’autonomie pour aller à l’arrêt suivant ou il recharge à nouveau.
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