Rechercher

24 Février 2013   Réseaux
  

Douai : la ville lance un ultimatum au constructeur du bus guidé



Rien ne va plus à Douai. Le syndicat mixte des transports de l'agglomération vient de lancer un ultimatum à VDL, le constructeur du bus guidé qui connaît un nombre croissant de pannes et peine à mettre au point son système de guidage. Si la fiabilité n'est pas au rendez-vous le 31 mars 2013, la collectivité pourrait rompre son contrat et réclamer plusieurs millions d'indemnité.



La rupture entre VDL et Douai semble proche... mais est-elle possible ? © Christophe Recoura - Cliquez pour agrandir la photo

"Quand la confiance n'est plus d'un bloc, elle n'est plus du tout", a déclaré Françoise Prouvost, présidente du Syndicat mixte des transports de Douai (SMTD), le 18 février 2013, lors d'une conférence de presse.
Et entre le Syndicat et APTS, filiale du néérlandais VDL qui fabrique Phileas, le bus guidé exploité sur le réseau douaisien, la confiance est entamée.  -> Lire 


Dernier couac, la société Altran qui avait été appelée en renfort par VDL pour l'aider à mettre au point son système de guidage, a jeté l'éponge et rompu son contrat pour des raisons inexpliquées. Pour couronner le tout, les pannes mécaniques se sont multipliées ces derniers mois sur les dix véhicules du parc. Résultat, certains jours, seuls quatre à cinq bus roulent. Ce qui perturbe gravement l'exploitation de cette ligne devenue la colonne vertébrale du réseau de Douai.


Quelle porte de sortie ?

Une situation intolérable pour le SMTD qui a lancé un ultimatum à VDL : si le constructeur n'est pas mesure d'assurer la fiabilité et la maintenance de ses véhicules d'ici au 31 mars, "nous n'hésiterons pas à rompre nos liens et notre projet de développement du système de guidage", a indiqué Françoise Prouvost.


Douai est dans une situation compliquée. La ligne conçue pour ce véhicule dont le système de guidage n'est toujours pas au point, ne peut pas accueillir de bus classiques dans des conditions d'exploitation normales à cause de l'étroitesse de son emprise et l'éventuelle implantation de rails pour accueillir un tramway réclamerait de coûteux travaux. Les deux partenaires sont donc condamnés à s'entendre.

Robert Viennet




Vous souhaitez apporter un complément, rectifier une information ? Contactez l'auteur

Tous les lundis matin, recevez gratuitement la newsletter de Mobilicités  S'inscrire




Plus de brèves


 

Fil d'info
 
En direct des réseaux