Ni
Veolia, ni
Keolis qui avait jeté l'éponge
(1), c'est
Trenitalia qui remporte finalement la mise. Dans un communiqué du 8 décembre 2010, la Deutsche Bahn (DB) annonce en effet le rachat des activités d'Arriva Allemagne (460 millions d'euros de chiffre d'affaires) par un consortium composé de la compagnie ferroviaire italienne et du fonds d'investissement luxembourgeois Cube.
Cette vente avait été imposée par la commission européenne, suite au rachat d'Arriva par la DB en juin 2010. Bruxelles doit maintenant de nouveau se prononcer sur cette acquisition par Trenitalia.
Selon le quotidien alemand Süddeutsche Zeitung qui publiait cette information dès le 8 décembre au matin
, les syndicats d'Arriva Allemagne ont exprimé leur inquiétude au sujet de la cession au groupe ferroviaire italien. Le comité d'entreprise avait d'ailleurs exprimé, le 4 décembre, sa préférence pour Veolia (
lire).
Trenitalia a offert plus que VeoliaSelon des sources proches du dossier citées par l'agence de presse Reuters, Trenitalia aurait mis entre 300 et 400 millions d'euros sur la table pour remporter le marché et battre Veolia, l'autre candidat en lice qui est déjà le deuxième opérateur ferroviaire outre-Rhin.
Contacté, Cyrille du Peloux, directeur général de Veolia Transport confirme que l'offre de Trenitalia était "sensiblement supérieure à la nôtre" (celle de Veolia ndlr).
Le patron du groupe français souligne par ailleurs que dans son contrat de vente, "la Deutsche Bahn n'offrait aucune garantie"
"'En plus de répondre aux exigences de l'Union européenne, le prix offert était pour nous le facteur décisif", déclare dans le communiqué Rüdiger Grube, patron de la DB.
Nathalie Arensonas(1)
Lire l'interview d'Arnaud Van Troeyen, directeur des fusions-acquisitions chez Keolis