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18 Janvier 2012   Stationnement   

Parkings et transports publics peuvent-ils rouler pour la même cause ?



L'association de consommateurs CLCV publie les résultats d'une enquête sur 307 parkings (dont 54 à Paris), et réclame "une politique globale du stationnement dans les grandes agglomérations avec la création de parcs de stationnement accessibles, incitatifs et couplés aux transports en commun".



Parc de stationnement à la station de tramway L'Homme de fer à Strasbourg. © DR - Cliquez pour agrandir la photo
Affichage des tarifs et des places disponibles, période de gratuité ou encore facturation du stationnement réellement consommé : en conclusion de son enquête sur les pratiques des sociétés de stationnement publiée le 17 janvier 2012, l'association de consommateurs CLCV plaide pour la fin de "pratiques défavorables". Demande accueillie plutôt positivement par les principaux exploitants de parkings.

La CLCV souhaite en particulier la mise en place d'une période de gratuité minimum - seul un tiers des parkings examinés le proposent aux automobilistes (34,10%, 5,6% à Paris) - ce qui permettrait de "limiter les stationnements gênants, même de courte durée, sur la voie publique".

"Notre métier consiste à vendre du stationnement. C'est comme si on disait au boulanger de faire la première baguette gratuite", a réagi François Le Vert, délégué général de la Fédération nationale des métiers du stationnement (FNMS) et directeur de la communication de Vinci Park, numéro un en France avec 30% des quelque 1.200 parcs de stationnement en concession.

"Tout ce qui concerne la tarification est fixé par les collectivités locales et les opérateurs" qui confient l'exploitation de leurs parkings à un concessionnaire, a précisé Fabrice Lepoutre, directeur général d'Effia  Stationnement (filiale de Keolis), qui gère 200 parkings dont les deux-tiers dans les gares, pour le compte de la SNCF (maison-mère de Keolis).


Tarifs à l'heure, pas à la minute

Les exploitants n'ont également pas de pouvoir décisionnaire, ont-ils indiqué, en matière de facturation d'une période minimum car la grille tarifaire est déterminée par heure dans les contrats, et non à la minute.
Selon l'étude de la CLCV, la facturation d'une période indivisible est pratiquée dans 79,90% des parkings étudiés -supérieure à 30 minutes dans 67,65% d'entre eux. L'association suggère, lorsqu'il y en a une, de la limiter à 10 minutes.

Sur ce point, les exploitants sont prêts à ne facturer que la période de stationnement effectivement consommée "car elle lève une très grande partie de la réticence à l'égard des parkings", a relevé François Le Vert. Cette facturation "peut permettre au client consommateur d'avoir moins l'impression de se faire avoir", a renchéri le représentant d'Effia.

Le Sénat a adopté mi-décembre 2011 un amendement à la loi sur la consommation pour l'entrée en vigueur d'une facturation à la minute au 1er janvier 2013. Particulièrement favorables à cette mesure, les exploitants estiment néanmoins les délais "un peu courts" pour revoir les contrats de concession et adapter leurs équipements.
"Cela va dans le sens de l'Histoire. On adapte le juste prix par rapport à une prestation qui doit être de plus en plus exemplaire et offrir de plus en plus de services au client", a relevé Philippe Boyer, directeur de développement d'Urbis Park.


Affichage des tarifs

L'association de consommateurs a également regretté que l'affichage des tarifs soit absent ou partiel dans 19% des parkings visités. La réglementation impose qu'ils soient visibles avant le franchissement des barrières.
"C'est un point absolument essentiel. Mais c'est parfois difficile car le centre des villes est souvent classé et (les architectes) des Bâtiments de France interdisent ou limitent les panneaux dans la rue", justifie François Le Vert.

Les exploitants insistent sur la complexité croissante des grilles tarifaires, prenant en compte la pollution des véhicules, les tarifs pour résidents, les abonnements, etc. La Fédération prépare un site internet permettant d'accéder aux informations de ses adhérents sur leurs tarifs, et qui pourrait également donner des indications en matière de places disponibles, autre doléance de la CLCV.
L'association des consommateurs souhaite en effet que soit indiqué à l'entrée de chaque parc de stationnement et à distance (internet, GPS, smartphones) le nombre de places disponibles par souci d'économie de temps et de carburant.

Avec AFP

Pour accéder à l'étude de la CLCV sur les parkings : suivre ce lien


Paris : 600 nouvelles places sur abonnement dans le 17e arrondissement
Les habitants craignant que les difficultés de stationnement ne s'accroient avec l'aménagement du nouveau quartier "Clichy-Batignolles", un ambitieux projet urbain au nord ouest de Paris, la Saemes (Société anonyme d'economie mixte d'exploitation du stationnement) a ouvert fin décembre 2011 le parking Cardinet. Six cents place sur abonnement.

La Saemes est l'un des principaux opérateurs du stationnement à Paris et en Ile-de-France.





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