Après l'Etat, Standard & Pöor's s'attaque aux entreprises publiques, dont la SNCF. © N.AL'agence de notation Standard and Poor's qui avait retiré un A à la France vendredi 13 janvier a annoncé la dégradation d'un cran de la note de plusieurs entreprises publiques, dont celle de la SNCF et du gestionnaire des infrastructures ferroviaires Réseau féré de France (RFF).
SNCF qui était notée AA+ perd son +, RFF passe de AAA à AA+ et reste triple A chez Fitch et Moody's.
"L'évolution de la note de RFF n'impacte pas les péages ferroviaires 2012 et 2013 et ne devrait pas avoir d'impact immédiat pour RFF, compte tenu du niveau actuel des taux d'intérêts. Cette évolution du contexte macro-économique de RFF justifie toutefois une vigilance accrue sur le montant de ses recettes et de ses dépenses à venir", indique RFF dans un communiqué.
"Les péages des sillons ferroviaires, représentant 30% du prix du billet, sont déjà fixés pour 2012 et 2013. Le montant du billet relève de la politique tarifaire de chaque entreprise ferroviaire", poursuit RFF.
Et la RATP ?
Dans l'expectative d'une éventuelle dégradation de la note de la RATP, son président Pierre Mongin, s'est dit serein lundi 16 janvier, le groupe ayant anticipé "un volant de résorerie" pour financer ses investissements pour 2012. "La RATP est notée AAA par Fitch et Moody's, et Fitch avait dit qu'en cas de dégradation de la note de la France, les grandes entreprises publiques seraient forcément dans une situation comparable à celle de l'Etat, a commenté le patron du groupe. Avec un budget d'investissement de 1,8 milliard d'euros pour 2012 et une dette historique de 5,2 milliards dont nous avons hérité, comment voulez-vous lever des capitaux ?"
Selon le patron de la Régie, "les marchés financiers ont bien compris comment fonctionne le groupe avec des cycles de financements longs pour ses investissements et un cycle court pour l'exploitation du réseau et la masse salariale. Ce qui rend crédible notre démarche d'investissement, mais notre actionnaire, c'est l'Etat" a t-il toutefois tempéré.
Les entreprises sont "directement affectées par la dernière action sur la notation dans la zone euro du fait de leur statut" lié à la sphère gouvermentale, explique l'agence de notation dans un communiqué.
Nathalie Arensonas