
de gauche à droite : Hubert Du Mesnil, président de RFF, s'explique avec Guillaume Pepy, patron de la SNCF. © N.A - Cliquez pour agrandir la photo
Ce n'est pas nouveau, le sujet des péages ferroviaires est une pomme de discorde entre l'opérateur SNCF et le gestionnaire des infrastructures ferroviaires françaises, RFF.
Réseau ferré de France a besoin d'argent pour entretenir un réseau ferroviaire dégradé et en pleine restructuration (d'où la multiplication des retards des trains de ligne), alors que la SNCF affirme que leurs hausses répétées ruinent la rentabilité de ses TGV, longtemps sa vache à lait.
Cette fois, le torchon risque de vraiment brûler entre les deux acteurs du rail puisque RFF n'y va pas par le dos de la cuillère. Le 1er septembre 2011, l'entreprise a effet présenté ses propositions de hausse pour les péages que la SNCF doit acquitter pour faire circuler ses TGV : + 7,4%.
Moins chers en 2013...
Avec une "ristourne" en 2012, puisque l'augmentation ne devrait être que de 1,5%, mais elle a été de 6,4% en 2009, de 11% en 2010 et de 11,7% en 2011, ce qui fait que la hausse en 2013 serait "modérée", selon RFF.
Pour les TER, la hausse des péages avait été de 2% en 2009, de 3,7% en 2010 et de 2,2% en 2011. Pour 2012, elle est prévue à 2,5%.Pour 2013, RFF propose de baisser le tarif de 5% pour les trains express
régionaux soumis au cadencement (départ des trains à heure régulière -
lire), ce qui devrait concerner 20% d'entre eux, selon une porte-parole de RFF.
En moyenne, l'augmentation devrait donc être de 4,3% en 2013 alors que l'inflation ferroviaire subie par RFF s'élève à 5,8%, selon le communiqué. Cette inflation "correspond à l'évolution des prix de revient du secteur ferroviaire constatée sur un an", explique RFF.
Hausse du prix des billets de train ?Sud Rail dénonce cette augmentation des tarifs des péages, qui va entraîner "inévitablement une
hausse des billets SNCF", selon le syndicat. Pour rappel, un récent décret autorise la SNCF à fixer le prix des billets sans tenir compte du concept d'heures creuses et heures de pointe (
lire l'article sur ce sujet).
Ces propositions doivent être discutées pendant deux mois et elles seront ensuite soumises à l'Autorité de régulation des activités ferroviaires (ARAF), le "gendarme du rail".
Nathalie Arensonas