Avec son Cityval, dernière génération du
Val (Véhicule automatique léger), Siemens Mobility, branche française de l'allemand
Siemens, a été préférée au Canadien
Bombardier, l'autre constructeur qui présentait une offre pour équiper la deuxième ligne de métro automatique de Rennes.
C'est Daniel Delaveau, président de Rennes Métropole, qui l'a annoncé dans un communiqué après l'avis favorable du bureau de la communauté d'agglomération du 4 novembre 2010. Le vote définitif doit intervenir le 18 novembre.
Rennes choisit la nouvelle versionLe tracé de la ligne B du Val rennais s'étire sur 12,7 km, sur un axe est-ouest. Fabriqué en France, il doit être mise en service à l'horizon 2018, pour un coût d'environ un milliard d'euros (estimation 2005).
Pour son Cityval (
lire l'encadré), le constructeur allemand s'est associé au groupe alsacien Lohr Industrie, constructeur du tramway sur pneus
Translohr, dont il a repris le système de guidage par rail central.
Présenté comme un "métro léger automatique modulaire sur pneu", il se compose de trains de un à six wagons de 11,20 m de long. La version choisie par Rennes comprendra de deux à trois modules.
A Rennes, Siemens Mobility proposait les deux versions, le Val traditionnel et celui de la nouvelle génération.
La capitale des Ducs de Bretagne avait déjà fait le choix pour sa première ligne de métro inaugurée en 2002 du système Val de Matra/Siemens (coentreprise ensuite absorbée par Siemens).
30 millions de passagers par an A la fin des années 1980, la décision de lancer un métro pour desservir l'axe nord-sud de l'agglomération bretaonne de 400 000 habitants avait déclenché une violente controverse. Le succès du métro automatique dont la fréquentation représente 30 millions de voyages par an, a vite mis fin à la polémique.
L'agglomération bretonne devrait compter 500 000 habitants d'ici une vingtaine d'années, selon des études.
Nathalie ArensonasLe cousin du ValLe
Cityval est un produit issu du programme de recherche NeoVal, lancé en 2006 pour trouver un successeur plus économique au métro automatique Val, avec le soutien de l'Agence de l'innovation industrielle (AII, absorbée depuis par Oseo).
C'est une sorte de cousin du Val, le métro automatique de Siemens qui circule à Lille, Toulouse, Rennes, Taipeh et Turin, ainsi qu'aux aéroports parisiens d'Orly et Roissy et à celui de Chicago.
Siemens s'est associé au groupe alsacien Lohr Industrie, constructeur du tramway sur pneus
Translohr, dont il a repris le système de guidage par rail central.
"Cela complète notre ligne de produit Val, qui n'est pas abandonnée loin de là, vu qu'on a une ligne en construction en Corée, et une autre en cours d'extension à Turin, en Italie", commente un porte-parole de Siemens.