Mis sur les rails par Trenitalia et Veolia Transdev le 11 décembre 2011, et malgré quelques soucis liés au grand froid début février
(lire l'encadré ci-dessous), le premier train privé sur la ligne Paris-Venise
(lire) s'est fixé pour objectif le seuil de 250 000 passagers la première année d'exploitation.
"Pour ce qui est des ventes et du remplissage de nos trains, nous sommes dans nos prévisions", a déclaré à l'AFP Albert Alday, directeur général de Thello, le 8 février 2012.
"Nous avons transporté 14 000 passagers en décembre, 18 000 en janvier et nous en sommes à 100 000 billets vendus si l'on ajoute les trajets déjà effectués et ceux déjà vendus pour les quatre mois à venir", a-t-il ajouté.
Le dirigeant de l'entreprise ferroviaire a précisé que janvier était plutôt un mois de basse fréquentation et qu'il fallait s'attendre à des chiffres "autour des 35 000 voyageurs pour les mois d'avril, de juillet ou d'août".
30% de ventes en ligneAlbert Alday a indiqué que sur l'ensemble des ventes, 30% avaient été réalisés via son
site internet, "C'est la preuve que nous sommes parvenus à installer la marque Thello dans le paysage", s'est-t-il réjoui.
Il a également annoncé le projet de lancer une liaison de nuit Paris-Rome, via Dijon, Bologne et Florence, probablement début juillet 2012, "si Thello obtient des sillons auprès de RFF, RFI et SBB (gestionnaires des réseaux ferrés français, italien et suisse ndlr)", précise la compagnie qui table sur un trafic "sensiblement équivalent à celui de la ligne Paris-Venise, avec un départ quotidien au départ des deux villes.
Les équipes travaillent à la faisabilité du projet et une annonce officielle pourrait intervenir début mars", a commenté le directeur.
Nathalie Arensonas avec AFPLe grand froid perturbe ThelloRévélé par nos confrères de Ville Rail et Transports, un échauffaudage est tombé le 3 février sur une caténaire en Suisse entraînant des retards des trains Thello de deux à trois heures, entre Paris et Venise. Ils ont été déroutés par Berne. Et le 5 février, c'est la locomotive du Venise-Paris qui est tombée en panne à Dôle (Jura).
Deux autres locomotives risquant la panne à cause des conditions climatiques extrêmes, la compagnie ferroviaire a préféré proposer une solution de rechange aux personnes ayant réservé leur voyage pour le 5 et 6 février : le trajet en train de Venise à Milan puis en autocar de Milan à Paris (à bord d'autocars Veolia Transdev). Au lieu d'arriver à Paris à 9h du matin, les passagers ont débarqué dans la capitale à 14h. Idem dans le sens Paris-Venise
Ils avaient le choix entre prendre le car, annuler leur voyage (contre le remboursement intégral des billets), ou retarder leur départ en restant à Venise une nuit supplémentaire aux frais de Thello, jusqu'au départ du 7 février au soir. Ou bien... prendre un TGV de jour de la SNCF.
N.A