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23 Août 2011   Groupes   

L'introduction en bourse de Veolia Transdev pourrait être repoussée



Lors de la présentation des résultats début août 2011, le pdg de Veolia Environnement, Antoine Frérot (photo) a indiqué que si une mise en Bourse de Veolia Transdev n'était pas possible au moment voulu, la recherche d'actionnaires se ferait par "une autre voie". Le retrait du groupe dans certains pays est par ailleurs envisagé.



Antoine Frérot, pdg de Veolia Environnement lors de l'annonce de la fusion entre Veolia Transport et Transdev, en mars 2011. © N.A - Cliquez pour agrandir la photo
"La voie de mise en Bourse est toujours privilégiée (...). Mais si cette mise en Bourse ne pouvait avoir lieu au moment où Veolia Transdev serait prêt, pour des raisons de marché, nous rechercherions des actionnaires par une autre voie", a déclaré Antoine Frérot, lors de la présentation des résultats semestriels du groupe Veolia Environnement (VE), le 4 août 2011.

Lors de l'assemblée générale en mai, le pdg de VE avait réaffirmé que l'entrée en Bourse du nouveau groupe de transport public constitué à parts égales par Veolia Environnement et Transdev (Caisse des Dépôts) pourrait survenir en 2012 (lire).
Alors qu'il lui était demandé s'il cherchait dès maintenant, M. Frérot a répondu "non, nous chercherons lorsque l'entreprise sera prête pour faire entrer de nouveaux actionnaires".

La gestion des ressources humaines liée à la fusion de deux groupes de transport fort de
17 000 salariés, avec des doublons sur certains postes, semble prendre plus de temps que prévu.


VE va réduire la voilure  

Mis sous pression par des collectivités locales et des industriels voulant réduire leur facture en eau ou en déchets, VE a par ailleurs présenté un plan de restructuration pour recentrer ses activités sur un nombre restreint de pays.
"Nous aurons dans 18 mois un groupe plus petit mais plus rentable", a promis Antoine Frérot. D'après le patron du groupe de services, ce nouveau plan s'impose : la crise économique a "conduit nos clients industriels à chercher un maximum d'économies en faisant jouer la concurrence au maximum et en diminuant les prestations qu'elles nous sous-traitaient au strict minimum", a-t-il détaillé.

Autres clients de Veolia, les collectivités locales, dont les budgets sont de plus en plus serrés, "essaient de faire pression fortement sur les prix et s'ils n'y arrivent pas, ils ne passent pas commande", menaçant de plus en plus de faire repasser la gestion de leurs services en régie publique.


Désengagement dans certains pays

Avec son plan baptisé "Convergence", Veolia veut concentrer en 2013 ses activités "sur moins de 40 pays contre 77 actuellement" et se désengager de certains métiers dans des zones où la position n'est pas assez forte.
Le groupe n'a pas donné la liste exhaustive des activités - de petite taille pour la plupart - qui seront cédées ou arrêtées. Le transport au Maroc et les services maritimes aux Etats-Unis et en Europe du Sud, par exemple, sont d'ores et déjà été pointés (lire l'interview de Jérôme Gallot, dg de Veolia Transdev).

Antoine Frérot a dit qu'il était encore trop tôt pour chiffrer les conséquences sociales du plan, mais a évoqué la mise en place de plan de départs volontaires.

Nathalie Arensonas (avec AFP)



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