Les objectifs sont ambitieux : + 20% de déplacements en transports collectifs, +10% en vélo et à pied, et parallèlement, - 2% des déplacements en voiture ou deux-roues motorisées. Tout cela pour respecter les engagements de réduction de 20% des émission des gaz à effet de serre d'ici à 2020.
Rédigé par le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), le Plan de déplacements urbains de la région capitale a été adopté le 16 février 2012 par l'assemblée régionale. Les groupes de la majorité PS, EELV, Front de Gauche, PRG-MUP, MRC, Front de Gauche et alternatifs ont voté pour, l'UMP contre et l'Ares (centre) s'est abstenue.
Priorité aux carrefours, parking à vélosQuatre mesures contraignantes sont prévues pour atteindre ces objectifs, saluées notamment par les écologistes mais déplorées par l'opposition UMP qui les a qualifiées de "punitives":
- pour rendre bus et tramways plus attractifs, "il est demandé aux gestionnaires de voirie de leur assurer la priorité aux carrefours".
- une proportion minimale de places de stationnement pour les vélos sur la voirie. Ainsi qu'un nombre de places minimum pour les vélos dans toute construction nouvelle.
- établir des normes maximales de places de stationnement pour les voitures dans les nouveaux bureaux. "Toutes les études" montrent que le facteur qui pousse le plus les gens à utiliser leur voiture entre leur domicile et le travail est d'y avoir une place gratuite", selon le nouveau vice-président en charge des transports, Pierre Serne (EELV).
- Ces normes devront être traduites dans les plans locaux d'urbanisme (PLU), et seront modulées "finement" en fonction de la proximité avec un transport en commun.
Nathalie Arensonas