
Décidément, l’autocar longue distance longtemps considéré comme le parent pauvre du transport de voyageurs et réservé aux jeunes désargentés, a le vent en poupe. Si jusquà présent, les lignes régulières internationales par autocar étaient surtout associées à la marque Eurolines, la perspective de libéralisation du marché agite la concurrence.
C’est le groupe britannique Stagecoach, via sa filiale low cost Megabus, qui a ouvert les hostilités en avril 2012 avec ses premières lignes internationales par autocar entre Londres, Paris et Amsterdam (lire l'article à ce sujet).
Même s’il ne communique pas de bilan chiffré deux mois après son lancement, le transporteur d'outre-Manche se dit plutôt satisfait des premiers résultats.

Mais les hostilités démarrent vraiment le 4 juillet avec d'une part, un poids lourd du rail qui s'invite sur la route, la SNCF. La compagnie ferroviaire peaufine son offre depuis plusieurs mois dans le plus grand des secrets. Et d'autre part, un poids léger "Réunir", réseau de PME autocarites qui lance le 6 juillet une première ligne quotidienne entre Lyon et Turin via Chambéry.
Elle sera sera exploitée par les Courriers Rhodaniens. Cette nouvelle offre routière baptisée "Starshipper" est un "concept novateur de lignes internationales à haut niveau de service". Son ambition, "être une alternative à la voiture avec des tarifs et des temps de parcours compétitifs et de favoriser une nouvelle mobilité pour tous", explique le groupement Réunir.
Bref, tout le monde se rode à l'international pour être fin prêt lorsque que le marché des lignes routières intérieures sera ouvert à la concurrence. Le projet de loi de Thierry Mariani, l'ancien ministre des Transports, adopté en conseil des ministres en mars 2012, attend une prochaine session parlementaire.
Robert Viennet
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