
Station de métro Olaias, à Lisbonne. © A. Sousa - Cliquez pour agrandir la photo
A Lisbonne, aucune rame de métro ne circulait le 2 février et le transport fluvial entre les deux rives du Taje était à l'arrêt aux heures de pointe. En revanche, les bus et les trains ont été peu touchés par ce mouvement.
"Les trains circulent au niveau national", a indiqué Ana Portela, porte-parole des chemins de fer portugais. A Porto, le trafic est également perturbé dans le métro.
Cette grève, la troisième depuis novembre 2011, a pour but de "protester contre le plan stratégique des transports et toutes les mesures prévues dans ce plan pour les salariés de ces entreprises, qui vont de la réduction du nombres de postes à la baisse des salaires
", a expliqué José Oliveira, coordinateur de la
Fédération des syndicats des transports (Fectrans), à l'agence de presse Lusa
Ce plan stratégique pour les transports comporte également "un ensemble d'impacts négatifs pour la population, qui comprend notamment la hausse des prix du transport et la réduction des services", a-t-il fait valoir
(lire notre article sur le projet de privatisation des transports publics portugais, la hausse des tarifs et la fin des 13 et 14è mois pour les fonctionnaires).
30% de hausse de tarifsDevenu en mai 2011 le troisième pays de la zone euro à bénéficier d'une aide financière du FMI, de l'Union européenne et de la Banque européenne, après la Grèce et l'Irlande en 2011, le Portugal s'est engagé à mettre en œuvre un vaste plan de rigueur et de réformes.
Ce programme d'austérité prévoit notamment une restructuration des entreprises publiques de transport, dont la dette accumulée s'élevait fin 2010 à près de 17 milliards d'euros soit près de 10% du PIB national.
Cette restructuration, qui doit permettre aux entreprises publiques de rétablir l'équilibre financier, prévoit la suppression de certaines lignes de bus et surtout une forte hausse des tarifs des transports publics.
"En l'espace d'un an, le gouvernement a augmenté les prix des transports de 26%, alors que la majorité des travailleurs ont perdu du pouvoir d'achat et que le coût de la vie grimpe en flèche", rappelle Armenio Carlos, secrétaire général de la CGTP, la principale confédération syndicale du pays.
"La grève est un droit mais elle n'évitera pas la restructuration des transports", a affirmé mercredi Alvaro Santos Pereira, ministre de l'Economie.
N.A avec AFP