La Toyota i-road est une micro citadine doté de deux sièges placés l'un derrière l'autre © D.RSelon nos informations, la ville et l'agglomération de Grenoble se sont associées avec Toyota et EDF pour expérimenter pendant quatre ans un système de micro-voitures électriques en libre-service.
Toyota fournira une flotte de 70 voitures électriques et le logiciel de gestion. Il s'agit de la Coms, une mini citadine présentée au salon de Tokyo en 2011 et de l'i-Road, sorte de Renault Twizzy qui sera dévoilée en avant-première mondiale au salon de l'automobile de Genève, le 5 mars 2013.
Ce véhicule à trois roues (photo) qui s'incline dans les courbes, est conçu pour transporter deux personnes en tandem. EDF installera les bornes de recharge sur la voie publique et Citelib, une société d'autopartage déjà implantée à Grenoble, sera chargée d'exploiter le système.
A la recherche d'un modèle économique
La micro-voiture, qui sera également testée à Toyota au Japon, la ville où le constructeur a son siège mondial, sera alimentée par une batterie d'un type nouveau mise au point par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Grenoble. Le coût total de l'opération n'est pas connu, mais la firme japonaise en prendra la plus grande part à sa charge.
Des ingénieurs nippons seront détachés dans la cité iséroise pour assurer la maintenance des véhicules. Les deux collectivités associées au projet, la ville de Grenoble et l'agglomération (La Métro), participeront à hauteur de 200 000 à 300 000 euros pour les quatre années d'expérimentation.
Une contribution qui prendra la forme de subventions et d'une prise de participation au capital de Alpes-Autopartage, la société mère de Citelib. Ce projet est porté par Jacques Chiron, sénateur et adjoint au maire de Grenoble chargé des déplacements et de l'enbellissement de la ville.
Le parc de véhicules sera déployé à la mi-2014. L'idée est de les tester avec leurs infrastructures, mais aussi de trouver un modèle économique viable pour un système à vocation exclusivement urbaine. Pour les batteries, pas de course à l'autonomie - une cinquantaine de kilomètres - mais pluôt une recherche sur les coûts de fabrication et de maintenance.
Même souci d'économie pour l'infrastructure : sur les 120 à 150 emplacements de stationnement disséminés dans le centre de l'agglomération sur des pôles d'échanges avec les transports collectifs (notamment dans les quartiers labelisés Ecocité), une vingtaine de places seulement seront équipés de bornes de recharge. Des "jockeys" seront chargés de repérer grâce à un système de géolocalisation, les véhicules dont les batteries ont besoin d'être rechargées.
Produites en France
Pour la ville et La Métro, l'intérêt est double : elles se dotent d'un nouveau mode de déplacements urbain qui viendra s'articuler et compléter le réseau de transport publics de bus et de tramways. Ces collectivités apportent un soutien à l'économie puisque les batteries développées à cette occasion par le CEA de Grenoble, centre spécialisé dans la recherche sur les énergies renouvelables, devrait équiper toutes les I-road commercialisées en Europe. Un véhicule qui pourrait également être produit sur le sol français.
Robert Viennet
Bordeaux confirme son choix d'Autolib'
Comme Vincent Bolloré l’avait révélé le 21 février 2013, Bordeaux devrait voir débarquer Autolib' sur son territoire fin 2013. Une annonce qui a été faite à l’occasion du conseil de la Communauté Urbaine de Bordeaux (Cub) du vendredi 1er mars 2013. Vincent Bolloré qui a rencontré Alain Juppé, maire de Bordeaux fin février, puis Vincent Feltesse, président de la Cub veut aller vite et fort. Il souhaite proposer son service de voitures en libre-service dont le nom bordelais n’est pas encore connu, à partir de fin 2013. Un service qui serait totalement gratuit pour la Communauté urbaine.
Dès le 15 mars, les représentants de Bolloré et de Keolis Bordeaux qui exploite le réseau TBC devrait se rencontrer pour "voir comment on peut articuler le système de voitures en libre-service avec le réseau de transport public", indique le service communication de la Cub.
Mais dans le même temps la Communauté urbaine a décidé de repousser, à fin 2014, le renouvellement de la délégation de service public du réseau de transport public et d’y inclure un volet autopartage. Autolib + un système d'autopartage, ça fait peut être un peu beaucoup...
R.V
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