C'est une perte nette de 200 millions d'euros en 2011 pour Veolia Environnement, révélée par l'hebdomadaire Challenges la semaine dernière, et non démentie par le groupe, qui survient après une dégringolade boursière de 60%, qui aurait mis le feu aux poudres.
Selon Les Echos, "dans le plus grand secret, Henri Proglio, aidé par Alain Minc, se prépare à demander au conseil la tête d'Antoine Frérot. "Le prochain conseil d'administration de Veolia Environnement aura lieu le 29 février prochain".
Le quotidien économique indique que plusieurs successeurs sont pressentis : "En tête de liste figure Jean-Louis Borloo, ancien ministre de l'Ecologie. Trois autres noms circulent : Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des Dépôts (CDC) jusqu'au 7 mars, mais dont l'entourage dément tout contact ; Jacques Veyrat, l'ex-patron de Louis Dreyfus et Daniel Bouton, ancien pdg de la Société Générale."
Si cette nouvelle était confirmée, ce serait un nouveau coup dur pour l'opération de désengagement du groupe Veolia de sa filiale Veolia Transdev, qu'elle détient à 50/50 avec la Caisse des Dépôts
(lire notre précédent article sur ce sujet). La recherche de nouveaux actionnaires, pourtant bien engagée, risquerait d'être sérieusement ralentie par le départ éventuel d'Antoine Frérot juste après celui, clairement annoncé, de Augustin de Romanet à la CDC. A moins que ce dernier ne se retrouve à la tête de son ancien partenaire, ce qui semble pourtant peu probable.
(Mise à jour)
Depuis que cette information a été publiée, elle a été largement commentée par la classe politique. François Bayrou dénonçant les "relations incestueuses" entre pouvoirs politique et économique. Elle a aussi été "fermement" démenti par Jean-Louis Borloo qui l'a qualifié de "Cabale incroyable". La preuve ? Jean-Louis Borloo sera candidat aux prochaines législatives. L'ancien ministre de l'écologie a été investi par le Parti Radical et l'UMP a annoncé le mercredi 21 février, Dominique Riquet, maire de Valenciennes l'ancien fief de Borloo. Une candidature qui était "prévu" selon l'edile qui a précisé que les fausses informations avaient "obligé Jean-Louis Borloo à mettre les choses au clair".
Robert Viennet