Entendu le 15 septembre 2010 comme président "pressenti" de la Société du Grand Paris (SGP),
Marc Véron a précisé aux députés que la SGP avait "déposé un plan de financement à horizon 2025 crantant année après année les besoins de financement de la SGP" pour ce projet de 155 km, qui serait achevé en 2023.
Le chiffre de 22,7 milliards inclut la quarantaine de gares proposées pour le tracé, mais celles-ci ont été chiffrées sur la base de "stations de type parisien", avec les quais, les couloirs et sorties.
"Mais toutes les fois qu'il y aura une gare riche de fonctionnalités, comme des parkings, des activités tertiaires, etc., chacune devra faire l'objet d'un chiffrage spécifique et d'une ingénierie financière spécifique", a-t-il prévenu.
Investisseurs privésAutrement dit, "il faudra bien tenir compte du fait que investisseurs privés devront entrer en concours", a affirmé l'ancien directeur de cabinet de Christian Blanc.
Marc Véron a jugé "totalement vital" de parvenir à un accord sur les "interfaces" entre les différents projets de transport pour les Franciliens, par exemple à la Défense, pour éviter "des galères pour les passagers" lors des correspondances.
"Il faut qu'il y ait un projet commun, même si ce projet se décline en un Eole (RER E), un métro, un tramway, ça c'est fondamental", a-t-il dit.
Le futur président de la SGP (André Santini préside, lui, le conseil de surveilance de la SGP) a confirmé que le projet de Grand Paris ferait l'objet d'une "série de textes", dont celui promulgué le 3 juin 2010 n'était que "la première pierre".
Trois débats publicsIl a souligné que les deux débats publics à partir du 3O septembre sur la double boucle et le projet régional de rocade autour de Paris Arc Express constitueraient "la plus large consultation jamais conduite dans ce pays".
Le public sera consulté simultanément sur trois projets: la double boucle, Arc Express et le prolongement d'Eole à l'ouest.
N.A avec AFP