Le métro d'Alger est en test depuis le 8 septembre 2011 pour une "marche à blanc", c'est-à-dire les derniers essais, avec un nombre limité de passagers avant sa mise en service commercial début novembre.

Un projet lancé en 1980 mais ralenti durant les années 90 marquées par de nombreux attentats islamistes.
Pedant deux mois, une centaine d'exercices opérationnels liés à la circulation des trains, la gestion des stations ou encore l'application des règles de sécurité seront effectués par l'exploitant, la RATP, et les autres acteurs du chantier.
RATP El Djazaïr (filiale de RATP Dev, elle-même filiale de la RATP), dirigée par Pascal Garret, est en effet chargée de l'exploitation de cette première ligne du métro d'Alger.
 

Des franco-espagnols sur les rails

Elle sera assurée par plus de 500 agents et plus de 400 agents de police assureront la sécurité. Le métro fonctionnera sept jours sur sept, de 5h à 23h. D'une longueur de 8,5 km, la ligne 1 desservira dix stations, du centre ville (Grande Poste) au quartier Hai Al Badr à Kouba
(sud-est).
La voie, la signalisation, le poste de commande centralisé, l'électrification, la billettique, l'aménagement intérieur des stations, avaient été confiés à Siemens France et à Vinci. Le constructeur ferroviaire espagnol CAF a fourni les rames de métro. Montant du marché 380 millions d'euros.
 
La RATP, quant à elle, avait remporté en 2007 un contrat pour la mise en service et l'exploitation de la nouvelle ligne de métro pour une période de huit ans.

Nathalie Arensonas (avec AFP)