Après des mois d'attente, des milliers de personnes qui font chaque jour le trajet entre Johannesburg et Pretoria ont enfin pu découvrir le 2 août 2011 le Gautrain.
C'est le nouveau train rapide qui doit permettre d'échapper aux embouteillages entre les deux métropoles sud-africaines distantes d'une soixantaine de kilomètres.

A bord, certaines annonces donnaient l'impression d'être dans un avion : "Nous roulons maintenant à 160 km/h. Détendez-vous, et bon voyage!" Mais l'impressionnant dispositif de sécurité rappelait qu'on était bien au ras du sol en Afrique du Sud, un pays où la criminalité est un problème majeur.


100 000 voyageurs par jour

"Tout se passe parfaitement bien, les trains sont à l'heure", s'est réjoui Alain Estève, directeur général de la compagnie exploitante Bombela Operating Company, filiale de la RATP.
"Le système est conçu pour accueillir 100 000 voyageurs par jour. Il y en aura sans doute un peu moins au début, mais ça devrait augmenter, quand les gens réaliseront que ce train est pratique et rentable", a expliqué à l'AFP Errol Braithwaite, porte-parole de la société concessionnaire Bombela.

Celle-ci rassemble notamment le groupe français de BTP Bouygues et le constructeur ferroviaire canadien Bombardier, qui ont construit la ligne, et l'entretiendront pendant quinze ans.

Longue de 56 km, la nouvelle liaison permet de relier Rosebank à Hatfield, le quartier universitaire de Pretoria, en 38 minutes, via le quartier des affaires de Sandton et la gare de la capitale. Il faut plus de 2 heures en
voiture aux heures de pointe.
La partie sud de la ligne, 6 km de tunnel entre Rosebank et le centre historique de Johannesburg, doit ouvrir d'ici à fin 2011, le temps de régler des problèmes d'infiltrations d'eau.

Un premier tronçon de 20 km avait ouvert le 8 juin 2010, juste à temps pour la Coupe du monde de football, entre Sandton et l'aéroport international OR Tambo.

(avec AFP)