Un comble !  Ce sont les élus UMP qui défendent aujourd'hui le projet Arc Express ! Porté par le socialiste Jean-Paul Huchon, président de la Région Ile-de-France, la rocade ferroviaire de 60 km autour de la capitale avait été enterrée lors du vote du Grand Paris, le 26 avril 2010.
Coup de théâtre, au cours d'une réunion à l'Assemblée nationale le 19 mai, ies députés UMP se sont finalement tous mis d'accord pour supprimer l'amendement du sénateur Yves Pozzo di Borgo (Nouveau centre) au projet de loi sur le Grand Paris, qui mettait fin au débat public sur Arc Express, au lendemain de la promulgation de la loi et qui revenait à abandonner ce projet de rocade.


Exit l'amendement Pozzo di Borgo


"On est tous d'accord pour faire disparaître l'amendement Pozzo di Borgo", a déclaré à l'AFP un participant à la réunion. Le débat public sur Arc Express validé par la Commission nationale du débat public (CNDP) le 7 avril "avancerait en même temps" que le débat public qui sera lancé pour le projet du gouvernement de double boucle de métro automatique autour de Paris.

Les députés UMP espèrent en retour que le débat public sur Arc Express ne commencera pas avant le débat sur la double boucle de métro défendue par Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé de la région capitale et elon lequel  ce projet reprend les objectifs d'Arc Express.
A l'inverse, les élus régionaux et le Stif considérent que le tracé de la double boucle, éloigné du coeur de l'agglomération, rend difficile l'idée d'un maillage fin et efficace du réseau de transports francilien. De son côté, le Medef ile-de-France conteste lui aussi le projet de métro Grand Huit de Christian Blanc.


Eviter le conflit Etat/région

La réunion du 19 mai des députés UMP s'est déroulée deux jours avant celle de la commission mixte paritaire (CMP, 7 députés, 7 sénateurs) sur le projet de loi sur le Grand Paris, qui s'annonçait animée. L'Elysée souhaite de son côté que des efforts de compréhension mutuels permettent d'éviter un nouveau conflit entre l'Etat et la région IDF.

Les élus du Stif,  toutes tendances politiques confondues, avaient adopté à l'unanimité en juillet 2009 le dossier de saisine de la Commission nationale du débat public (CNDP) sur le projet Arc Express.
Défendant l'amendement Pozzo di Borgo, le secrétaire d'Etat Christian Blanc (région-capitale) affirmait que le dossier du Grand Paris qui serait transmis à la CNDP montrerait que ce projet reprendrait les objectifs d'Arc Express.