Selon le Club des villes cyclables,  26 villes ont déjà enfourché le vélo en France. Et selon une récente étude du Commissariat général au développement durable, les systèmes de vélo partagés , communément appelés Vélos en libre service (VLS) en France comme Le Vélo à Marseille, Velib' à Paris, Vélo'v à Lyon, Bicloo à Nantes ou Cyclic à Rouen sont des "investissements rentables".
Cette structure interministérielle a chargé ses statisticiens de chiffrer le rapport bénéfice-coût de ce nouveau mode de transport urbain doux.

D'après l'étude élaborée à partir des chiffres 2008, le coût global de ces vélos partagés serait de 100 millions d'euros par an. Il comprend l'investissement du parc français de 32 000 vélos mais également ses coûts de fonctionnement. Selon le Groupement des autorités responsables des transports (GART), le coût annuel moyen d'un vélo représente de 2 000 à 3 000 euros. A Paris, où les Vélib' sont l'objet de nombreux actes de vandalisme et ed vols (700 à paris depuis 2007), ce chiffre avoisinerait plutôt 4 000 euros. (lire l'encadré)


L'écologie ne paie pas

Pour les cyclistes urbains, les bénéfices du vélopartage est estimé à 110 millions d'euros, un chiffrage approximatif évalué à partir des gains de temps réalisés grâce aux déplacements en vélo : 8 minutes de transport quotidien, ce que les experts valorisent habituellement à 80 millions d'euros.
 
Deuxième bon point pour le vélo partagé, il libère de la place dans les transports en commun et sur les routes. Avec 120 millions de kilomètres parcourus, la petite reine éviterait 70 millions de kilomètres de bouchon, soit 28 millions d'euros d'économies pour la société.
Plus paradoxal, ce mode de transport doux et non polluant (réduction du bruit, des pollutions locales ou des émissions de CO2), ne permettrait pas d'économiser plus d'un demi-million d'euros par an. Ce chiffrage ne prend toutefois pas en compte l'impact positif du vélo sur la santé, et notamment la lutte contre l'obésité.


Plus grande est la flotte

L'accidentologie, non plus, n'a pas été prise en compte. Plusieurs études européennes montrent que les risques d'accident de chaque cycliste baissent quand le parc s'étoffe. Mais un cycliste reste toujours plus vulnérable qu'un usager des transports en commun ou qu'un automobiliste.

Enfin, l'étude souligne que l'avantage des systèmes de vélopartage augmente avec la taille du parc : 5 locations par jour en moyenen sur les grosses flottes contre 2 locations pour les plus modestes.