Le texte, déjà voté à l'automne 2009 par le Sénat, balaie un large éventail de questions environnementales : amélioration de la performance énergétique des bâtiments, transports, agriculture, protection de la biodiversité, énergie éolienne, objet de très longs débats... Il se veut la "boîte à outils" du Grenelle 1, voté à l'automne 2008 à la quasi-unanimité. Mais, cette fois, il n'a pas fait l'unanimité.
Les écologises et le PS dénoncent une "reculade" : "Le processus Grenelle nous avait intéressés, la loi Grenelle 1 contenait des promesses et des incertitudes mais la loi Grenelle 2 est décevante", a lancé Yves Cochet, le député Vert de Paris en expliquant le vote négatif des Verts. Les écologistes, tout au long des débats, ont reçu le soutien, souvent fervent, des socialistes. Philippe Tourtelier (PS).
"Vous avez reculé sur la taxe carbone (abandonné le 23 mars 2010 par François Fillon Ndlr), la taxe poids-lourds (reportée à fin 2012 par Jean-Louis Borloo Ndlr), vous reculez maintenant sur le Grenelle 2 !".


Le volet transport du Grenelle 2
  • Construction de 365 km de lignes de Transport collectifs en site propre TCSP supplémentaires (doublement de l'offre existante)
  • Lancement d'un 2ème appel d'offres (lire le précédent article sur le 2è appel à projets en faveur des TCSP)
  • Possibilité de financer les TCSP par la taxation des plus-values foncières induites
  • Lancement de 5 nouvelles lignes à grande vitesse (660 km)
  • mesures encourageant les infrastructures de charge pour les véhicules électriques ou hybrides
  • autorisation de péages autoroutiers automatiques
  • modulation des péages selon les émissions de gaz à effet de serre pour les poids-lourds
  • obligation de prévoir la création de garages à vélos dans les nouveaux immeubles
  • L'expérimentation des péages urbains dans les agglomérations de plus de 300 000 habitants a été rejetée.
Quelles seront les modalités de financement des dispositions votées ? De nombreux dossiers vont maintenant se jouer dans les décrets d'application.