Les trois passagères auraient souhaité descendre entre deux arrêts, ce que la conductrice a refusé, appliquant le règlement. C'est ce refus qui aurait entraîné une réaction violente de la part des trois personnes, qui s'en sont alors pris physiquement à la conductrice en la rouant de coups de pied et de poing.
La conductrice a été hospitalisée, son état de santé n'inspirait pas d'inquiétude, précise la préfecture.

Tous les bus de la ligne 610, exploitée par les Transports Rapides Automobiles (TRA) sur laquelle a eu lieu l'agression, sont rentrés au dépôt aussitôt après l'incident. Les salariés ont décidé lundi 11 mai au matin de faire valoir leur droit de retrait "de façon illimitée sur l'ensemble du réseau". Aucun bus n'est donc parti du dépôt situé à Villepinte, où étaient regroupés une centaine de salariés, dans l'attente d'une réunion avec la direction prévue dans l'après-midi.

Depuis près de deux mois, les incidents contre les transports en commun se multiplient en Seine-Saint-Denis, très majoritairement dans l'est du département.