Vinqt-cinq mille autopartageurs en France, "On peut raisonnablement espérer multiplier par dix le nombre d'utilisateurs des systèmes d'autopartage dans les dix ans à venir", selon Jean-Baptiste Schmider, gérant de l'association France Autopartage, qui s'arroge environ 40% du réseau français de voitures en libre-service, à l'instar des systèmes de vélos Velib', Velov ou V'lill.

Grâce à une carte à puce, les adhérents - le plus souvent de jeunes actifs diplômés résidant en centre-ville ont accès à une voiture, citadine ou familiale, stationnée près de chez eux. L'utilisation est facturée en fonction de la durée et du kilométrage.
"En dessous de 10 000 km par an, il est plus rentable de renoncer à sa propre voiture", assure Jean-Baptiste Schmider.

Ces voitures en autopartage répondent à un besoin occasionnel, et sont plus souples que les systèmes de location classiques. Lancé à la fin des années 90 en France, et déjà en place à Paris, Marseille, Lyon, Lille, Strasbourg, Toulouse ou Bordeaux, par exemple, l'autopartage n'en est qu'à ses premiers tours de roues dans notre pays. 


Cinq fois plus d'autopartageurs en Grande-Bretagne

Au Royaume-Uni, où l'autopartage a commencé à s'implanter à la même époque, on compte cinq fois plus d'utilisateurs, principalement à Londres.
Selon ses défenseurs, le système a un impact positif évident sur l'environnement, car les "autopartageurs" ont naturellement tendance à n'utiliser la voiture qu'en dernier recours, et à privilégier leur vélo ou les transports en commun.

Pour Christine Giraudon, du réseau lyonnais d'autopartage baptisé Autolib' (du même nom que le futur système parisien développé par Bolloré qui doit entrer en service dès la rentrée 2011 - lire), l'un des freins au développement du système est la difficulté, sur le plan juridique, à obtenir des places de stationnement dédiées sur la voie publique.
Depuis des mois, les associations attendent un décret en ce sens, qui pourrait être signé à l'automne 2011.
"A Lyon, nous devons pour le moment nous cantonner aux parkings couverts, ce qui limite notre développement", explique C. Giraudon.

Les défenseurs de l'autopartage réclament une "politique globale pour sortir du tout-voiture". "Si vous renoncez à votre voiture, vous n'avez droit à rien. Alors que pendant longtemps, si vous rachetiez une voiture neuve, vous aviez la prime à la casse", regrette J.B Schmider, de France Autopartage.
Les militants de l'autopartage attendent un engagement des pouvoirs publics pour promouvoir le système, et aussi pour lever certains freins administratifs. Le décret qui permettrait d'installer des places de stationnement dédiées sur la voie publique se fait attendre depuis des mois.

N.A (avec AFP)