"Redonner ses chances à chaque territoire et à chaque citoyen", résume la ministre des Transports, Elisabeth Borne, dans une interview au quotidien La Croix. C'est l'objectif principal de la loi d'orientation des mobilités qui sera présentée par le gouvernement au mois de février 2018, et qui sera fondée sur le travail réalisé lors des assises nationales de la mobilité qui s'achèvent aujourd'hui 13 décembre 2017.
 
Cette objectif sera décliné en trois priorités : une remise à niveau du réseau routier national afin de désenclaver les "zones blanches de la mobilité" ; la couverture à 100% du territoire par des autorités organisatrices pour proposer des services de transport aux habitants, et des dessertes ferroviaires plus fréquentes et cadencées dans les métropoles en province.

Les transports du quotidien au cœur
 
La ministre des Transports annonce que la remise à niveau du réseau routier national passera par un plan sur dix ans pour désenclaver la France. "Cela représente une centaine d'opérations essentielles, trop longtemps repoussées de contrats de plan en contrats de plan", précise Elisabeth Borne.
 
Autre priorité, avoir 100% du territoire couvert par une autorité organisatrice de la mobilité (contre 20% actuellement) qui sera à même de mettre en place une offre de transport dans des "zones blanches". "Le dispositif doit être défini avec les communautés de communes et les Régions, qui sont spontanément compétentes sur ce sujet", explique la ministre.
 
La troisième priorité de loi d'orientation des mobilités portera sur l'offre ferroviaire jugée insuffisante en termes de fréquence et de cadencement. "Le ferroviaire doit davantage jouer son rôle pour faire voyager de très nombreux usagers", estime Elisabeth Borne. Concrètement, il s'agira de moderniser les systèmes d'exploitation ou de signalisation pour rendre le train plus attractif.

De nouvelles mobilités clés
 
La loi d'orientation présentée au Parlement devrait traiter tous les sujets : une programmation des grands projets qui s'appuiera sur le travail réalisé par le conseil d'orientation des infrastructures présidé par Philippe Duron ; la stratégie ferroviaire de l'État et la préparation de l'ouverture à la concurrence ou encore la dette de SNCF Réseau qui s'inspirera de la mission confiée à Jean-Cyril Spinetta.
 
Enfin, la ministre des Transports assure que les nouvelles mobilités auront une place centrale dans la loi d'orientation : "Leur intégration dans les offres globales de transport est sans doute l'un des clés pour offrir une réponse à chacun",  en particulier pour les dessertes les plus fines, explique Elisabeth Borne. Mais pour y parvenir, la ministre ne cache pas que cela passe par une ouverture des données transport des entreprises de transport public et des entreprises privées...
 
F.G.