"C'est une grande première", a affirmé à l'AFP Stéphane Troussel, président PS du conseil département de Seine-Saint-Denis, en indiquant que huit collectivités sur 9 avaient voté contre le budget de la SGP qui met en œuvre les nouvelles lignes du métro métro, la neuvième s'abstenant (Val-de-Marne, Christian Favier, PCF).

Ce refus est toutefois symbolique puisque l'État, bénéficiant de 11 voix, détient donc la majorité, au conseil de surveillance de la SGP qui votait ce jour son budget initial 2018.

Siègent au titre des élus la Région Ile-de-France et sa présidente Les Républicains Valérie Pécresse, la Ville de Paris et sa maire Anne Hidalgo (PS), et sept départements franciliens. "Nous avons voulu tirer la sonnette d'alarme sur d'éventuels renoncements du gouvernement", a ajouté Stéphane Troussel en fustigeant les "tergiversations et les hésitations" de la SGP.

A droite, cinq présidents LR de conseils départementaux ont fait savoir que "s'agissant d'un budget provisoire qui n'assure aucune garantie pour la réalisation des lignes 17 et 18 du métro du Grand Paris Express, les élus considèrent que cela serait un non-sens de donner leur accord à ce budget".

Ils "souhaitent que l'État rende ses arbitrages définitifs pour confirmer la réalisation de toutes les lignes dans un calendrier précis", ajoutent François Durovray (Essonne), Jean-Jacques Barbaux (Seine-et-Marne), Pierre Bédier (Yvelines), Marie-Christine Cavecchi (Val-d'Oise) et Patrick Devedjian (Hauts-de-Seine).

La SGP a pour sa part annoncé le vote des premières autorisations budgétaires pour 2018 à 2,249 milliards d'euros. Il sera "révisé début 2018, à l'issue des décisions du gouvernement relatives à la feuille de route du Grand Paris Express", poursuit un communiqué.

AFP