L'examen en commission mixte paritaire (CMP) du projet de loi Grenelle 2 va-t-il permettre de repêcher le péage urbain ? Ce n'est qu'à l'issue de la délibération de cette CMP composée de 7 sénateurs et 7 députés, les 15 et 16 juin, que le verdit final tombera. 

Si les parlementaires ne trouvent aucun consensus, c'est le vote de l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot et, cette fois, le rejet de l'expérimentation du péage urbain dans les agglomérations de plus de 300 000 habitants sera définitif.


Véhicules vertueux/non vertueux

Les tractations politiques vont bon train. Le rapporteur du Grenelle 2 au Sénat, Louis Nègre (UMP), fervent défenseur du péage urbain, a repris son action de lobbiyng auprès de ses collègues députés. Le sénateur-maire de Cagnes-sur-Mer milite depuis un an pour démontrer l'intérêt du péage urbain dans les grandes agglomérations, en s'appuyant sur l'exemple de Londres ou Stockholm.

Dans son argumentation, il estime que l'on pose mal la problématique si l'on oppose les conducteurs particuliers aux conducteurs professionnels (véhicules utilitaires légers et poids lourds). En revanche, il considère que la distinction entre véhicules vertueux et véhicules non vertueux est beaucoup plus appropriée pour analyser le péage urbain.

En attendant le vote de la CMP mi-juin, Louis Nègre rédige un rapport d'étude sur les véhicules décarbonés qu'il remettra au ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, en juillet 2010.