"Je pense qu'il faut réfléchir à une politique de péage, c'est un levier aussi important pour une politique des transports, les péages, il faut que notre modèle de TGV soit accessible à tous", a déclaré la ministre, interrogée le 24 octobre 2017 sur France Inter.
"Pour que les billets de TGV ne soient pas trop chers, ça veut dire aussi que les TGV qui roulent sur les lignes à grande vitesse ne doivent pas payer des péages trop chers", a-t-elle ajouté.

Un débat sur les péages lancé

Le président de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, proposait, le 23 octobre, dans une interview aux Echos, d'indexer une partie des péages au nombre de passagers transportés. "On pourrait imaginer un système plus incitatif où une partie des péages serait indexée au nombre de passagers transportés ou au chiffre d'affaires généré par une liaison donnée. Ce principe (...) offre l'avantage pour les opérateurs de moduler le coût en fonction de la fréquentation, et donc des recettes", suggérait-il.

Selon Patrick Jeantet, "aujourd'hui, les deux tiers des lignes TGV seraient déficitaires. Avec un système de péages indexé au nombre de passagers, je suis sûr qu'on réduirait très sensiblement le nombre des lignes en perte". Il a encore indiqué que "les péages ferroviaires ne couvrent que 55% du coût du service rendu".

Et relancé sur les dessertes

Elisabeth Borne avait souligné, le 16 octobre 2017, que le fait d'utiliser des TGV pour desservir de nombreuses gares en dehors des métropoles, un sujet de débat de longue date impliquant SNCF, élus locaux et usagers, pesait sur la rentabilité. "On a un sujet dont il faut être conscient, c'est que les dessertes fines du TGV ont un effet non négligeable sur le modèle économique du TGV", avait alors dit la ministre, avant de démentir vouloir fermer des gares ou lignes TGV.


La mission confiée par le gouvernement à Jean-Cyril Spinetta, inscrite dans sa lettre de mission, doit notamment permettre de "préciser la stratégie de desserte par le transport ferroviaire à l'horizon 2030 en fonction des besoins de mobilité et de la zone de pertinence de chacun des segments".

F.G. (avec AFP)