• RATP Dev exploite le big data

RATP Dev a présenté Trilogy, un outil d’aide à la décision pour l’exploitation et la maintenance déjà opérationnel à Valenciennes et Casablanca qui a pour ambition de concurrencer les Google, Citymapper, Moovit et autres Conduent. Cette solution est fondée sur le big data, c’est-à-dire l’analyse des données - validation, vente, exploitation ou encore maintenance. Par exemple, Trilogy permet à Valenciennes de reconstituer les flux origine-destination, et de se passer des enquêtes terrain qui sont coûteuses et peu représentatives. L’outil sert également à croiser les données de validation avec celles d’exploitation pour connaître le taux d'occupation de chaque tram et le nombre de personnes qui attendent en station. RATP Dev a ainsi testé des scénarios alternatifs d’offre qui ont permis d’augmenter le taux de confort des voyageurs de 10%.

À Casablanca, RATP Dev se sert de l’outil pour prédire l’état des distributeurs de billets, optimiser ainsi les tournées de maintenance et augmenter le taux de disponibilité des machines de 2%. Mais aussi pour adapter la répartition horaire de ses trams en fonction des périodes de l’année : ramadan, rentrée scolaire ou au contraire vacances...

La filiale de la RATP se dit aujourd’hui prête à déployer la solution Trilogy dans les réseaux qu’elle exploite. Mais elle prévient : pour que l’outil fonctionne, le réseau doit embaucher un data manager...

 
  • Keolis s’attaque aux valideurs 
     

Keolis a annoncé, le 10 octobre 2017, avoir passé un partenariat stratégique avec Famoco, start-up conceptrice de terminaux sécurisés. L’objectif ? Concevoir la nouvelle génération de valideurs de titres de transport.  Le nouvel outil, plus économique et plus facile à installer, permettra à la fois de lire tout titre dématérialisé sur smartphone via des codes-barres ou la technologie NFC, et de valider les cartes de transport actuellement en circulation. Il entraînera une réduction importante des coûts opérationnels et une plus grande facilité d’utilisation. 

Ce nouveau valideur est en phase pilote sur le réseau de transport public d’Orléans Métropole, en collaboration avec Keolis Orléans Val de Loire et Masabi, partenaire de Keolis sur la technologie code barre 2D. La phase de généralisation est prévue pour le premier semestre 2018.
 

  • Plénière d’ouverture

Retour sur les États généraux de la mobilité durable. L’idée avait été lancée par Jean-Pierre Farandou alors président de l’UTP.

 
 
  • Irizar présente son ie tram
 

Le constructeur espagnol a choisi les Rencontres nationales du transport public pour présenter son « tram bus », un bus à haut niveau de service (BHNS) 100% électrique de 18 mètres qui circulera à partir de 2019 dans l’intercommunalité Côte basque Adour sur des lignes de 25 kilomètres. Un véhicule qui pourra transporter jusqu’à 155 personnes et sera rechargé par pantographe entre 3 et 6 minutes aux terminus.



L’intercommunalité (158 communes, 310.000 habitants) a acheté 18 véhicules et investi 130 millions d’euros avec une opération de requalification urbaine. « Nous avons co-construit ce véhicule », a expliqué Claude Olive, le maire d’Anglet. « Nous avons retravaillé le design du véhicule, car le bus doit épouser le territoire, il doit correspondre à l’idée de la modernité qu’on se forme », a précisé  Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne.

 

  • Inauguration du salon 


Des Rencontres sous le signe des assises nationales de la mobilité. La ministre des Transports a expliqué à nouveau qu’elle allait s’appuyer sur le travail réalisé par les parties prenantes Gart, Fnaut, FNTV, TDIE et UTP lors des États généraux de la mobilité durable. Le président du Gart, Louis Nègre, a annoncé qu’il avait accepté d’organiser les ateliers territoriaux organisés dans le cadre de ces assises.

Elisabeth Borne a précisé le calendrier : le conseil d’orientation des infrastructures présidé par Philippe Duron sera officiellement installé le 17 octobre prochain. La mission de Jean-Cyril Spinetta sur le ferroviaire s’achèvera en janvier 2018 avec la remise de ses propositions. En attendant, la ministre a annoncé qu’elle allait organiser des Rencontres internationales des innovations dans la mobilité le 24 novembre 2017 et qu’elle avait nommé à la tête des ateliers innovation, Jean-Marc Zulesi, député des Bouches-du-Rhône. 

Elle a également insisté sur l’importance des transports du quotidien. Répondre aux besoins de mobilité passe notamment par des solutions simples comme, par exemple, le véhicule autonome en milieu rural. Elle a invité les acteurs à se saisir de ce sujet. « Un retour aux fondamentaux, aux basiques » salué par le président de l’UTP, Thierry Mallet qui implique, selon lui, un rapprochement entre les mobilités classiques et les nouvelles mobilités. Elisabeth Borne a ainsi souhaité qu’un modèle français de Mobility as a service (MaaS) émerge.

Enfin, interpellée par le président du Gart, Louis Nègre, sur la suppression de l’aide à l’achat de vélos à assistance électrique, la ministre des Transports a expliqué que le dispositif mis en place « ne répondait pas complètement à l’objectif fixé ». Mais elle a souhaité que les assises de la mobilité soient l’occasion « d’imaginer un autre dispositif de soutien dès 2018 ».
 

  • Présentation de l’expérimentation d’un car électrique en PACA
     

La région PACA va expérimenter du 16 au 29 octobre un autocar 100% électrique Yutong sur la ligne express régionale 18 avec Transdev.