"A l’heure où de nombreuses collectivités et opérateurs de transport sont confrontées à un choix technologique structurant, nous avons souhaité fournir des données objectives permettant de comparer les différentes technologies disponibles en matière de prix et d’impact environnementa", souligne le président de la CATP, Marc Delayer, dans le communiqué. L’étude a donc été actualisée afin de prendre en compte les dernières évolutions technologiques.

La Centrale d’achat du transport public (CATP) a évalué les véhicules à partir des données fournies par les constructeurs, complétés par les remontées d’information enregistrées par le Labo technique d’Agir auprès des réseaux d’utilisateur (1.150 bus vendus depuis 2014). Les différentes motorisations ont été comparées – diesel thermique, Euro 6, GNV, hybride, éthanol et électrique en – à partir de leur coût d’achat, d’exploitation et de maintenance préventive.

Le diesel, un vrai champion

L’étude comparative a pris comme référence un bus standard de 12 mètres avec une durée de vie de 15 ans (20 ans pour les bus électriques) circulant 40.000 km/an. Sans surprise, ce benchmark montre que "le diesel, bien que condamné à moyen terme, reste la technologie la mieux maîtrisée et économiquement la plus performante"

S’agissant des nouveaux carburants substituables ou non au diesel tels que le gaz naturel liquiéfié (GTL) et l’éthanol "permettent une alternative de transition qu’il convient de suivre avec attention". Si le gaz naturel naturel pour véhicules (GNV) a un coût de possession proche du diesel Euro 6, les installations qu’il engendre représentent un budget conséquent. L’étude la CATP retient que les coûts de possession de l’hybride sont "plutôt élevés". 

Un paradoxe soutenable ?

Quant à l’électrique, la CATP a évalué les différents cas possibles comme par exemple, l’achat ou la location des batteries, la recharge au dépôt ou par opportunité qui changent les résultats. L’étude est obligée de constater que pour l'instant, "les retours d’expérience restent limités et les coûts élevés. Il faudra encore quelques années pour voir cette filière prometteuse être réellement opérationnelle".

En conclusion, la CATP explique que le diesel offre "à court terme la meilleure voie pour engager la transition énergétique. Paradoxalement, parce qu’il est financièrement plus abordable, le diesel Euro 6 permet de remplacer plus rapidement les véhicules les plus anciens donc les plus polluants." De là à penser que le gouvernement précédent a voulu aller trop vite dans la transition énergétique avec ce fameux décret sur les véhicules à faibles émissions

F.G.