"Ce regroupement des activités ferroviaires de Siemens et d'Alstom, avec Siemens comme actionnaire de premier plan dans la nouvelle entreprise, c'est un projet de coopération de rang européen et mondial", a déclaré le porte-parole du gouvernement Steffen Seibert lors d'une conférence de presse régulière.

"La décision des entreprises est particulièrement importante dans le contexte des défis mondiaux et européens auxquels ce secteur est confronté", a-t-il ajouté, jugeant que les deux partenaires avaient un "potentiel élevé d'innovation".

Le porte-parole de la chancelière conservatrice Angela Merkel a aussi salué la décision de l'État français de ne pas être actionnaire de la nouvelle entité. "Cela montre de notre point de vue la confiance commune que les deux gouvernements ont dans le fonctionnement des marchés", a indiqué M. Seibert.

Un autre point positif selon lui est l'assurance d'un traitement équitable concernant l'emploi et les sites des deux entreprises.
 
Satisfecit chez IG Metall
 
Le syndicat allemand de l'industrie IG Metall a salué la fusion des activités ferroviaires des groupes français Alstom et allemand Siemens, y voyant une "chance européenne" face au mastodonte chinois CRRC.

"Cette fusion crée un groupe européen avec de bonnes chances de réussite face à une concurrence mondiale féroce", a estimé dans un communiqué publié Jürgen Wechsler, président d'IG Metall Bavière, État régional où se trouve le siège de Siemens.

"De vastes assurances de la part de Siemens garantissent que les salariés ne seront pas pénalisés", a-t-il également souligné. Les garanties données aux salariés du groupe munichois incluent également les sites et un engagement à ne pas licencier pendant quatre ans, détaille le syndicat.
 
"Siemens veut continuer à participer en tant qu'actionnaire majoritaire", relève le syndicat. Les accords collectifs et la participation active des représentants du personnel dans les grandes orientations du groupe, selon le principe de "codécision" spécifique à l'Allemagne, resteront en vigueur dans les sites de Siemens concernés par la fusion.

En Allemagne, Siemens emploie 13.500 personnes dans les activités qui seront intégrées avec celles d'Alstom, dont plus de 5.000 en Bavière.
 
F.G (avec AFP)