"L'État s'est déjà assuré qu'un certain nombre de garanties, notamment en termes d'emploi et de gouvernance, seront inscrites dans les termes de l'accord", a ajouté Benjamin Griveaux, interrogé à l'Assemblée nationale à propos du rachat d'Alstom par Siemens.

"Dans l'hypothèse d'un rapprochement, l'État veillera à une chose : que ce mariage soit un mariage entre égaux, la valorisation respective des deux entreprises étant très proche", a déclaré le secrétaire d'État. Celui-ci a assuré que "la discussion actuellement en cours entre les deux groupes est évidemment suivie de très près par le gouvernement et par les services du ministère de l’Économie et des Finances".

"Le marché de la construction et de la signalisation ferroviaire est en phase de consolidation", a-t-il souligné évoquant l'émergence du géant chinois CRRC, né en 2014 de la fusion de deux groupes chinois. CRRC "est aujourd'hui plus gros qu'Alstom, que Siemens et que le canadien
Bombardier réunis"
, a-t-il rappelé.

"La prochaine étape de l'expansion de ce groupe chinois est vraisemblablement continentale, où CRRC pourrait s'appuyer sur l'acquisition d'un constructeur européen", a ajouté Benjamin Griveaux pour justifier le nécessaire rapprochement entre les deux groupes européens.

Si l'alliance entre Alstom et les activités de Siemens se concrétise, elle donnera naissance au numéro deux mondial – en volume – pour le matériel ferroviaire roulant, et au numéro un pour la signalisation, selon Bercy.

AFP