Le syndicat ne s'était pas associé à la première journée de mobilisation, le 12 septembre 2017, décidée avant la publication par le gouvernement de son projet d'ordonnances.

"En responsabilité, la signature des ordonnances étant prévue le 22 septembre, l'Unsa-ferroviaire appelle à riposter en s'inscrivant dans la mobilisation sous toutes ses formes (grève, manifestation...) pour la journée du jeudi 21 septembre afin de peser sur les futurs décrets", annonce-elle dans un communiqué.

Le syndicat redoute "l'émergence d'un dialogue social à sens unique et sous contrainte qui sera générateur de conflits et de régressions sociales". Il cite "la diminution du nombre de représentants des salarié-es (...) avec un probable alignement par le bas des moyens dévolus" et la limitation à trois mandats successifs pour les délégués, qui "induira une perte de compétences".

Autre grief soulevé : "La clause de mobilité pourra être décidée par accord d'entreprise sans que la loi ne fixe de limite géographique ni d'obligation de prendre en compte la situation familiale".

Cette clause, inscrite dans le contrat de travail du salarié, entraîne son acceptation par avance d'une éventuelle mutation future sous certaines conditions.

Le 12 septembre, le trafic SNCF avait été perturbé, avec entre 50 et 80% des trains en circulation sur les lignes de banlieue parisienne.

La CGT-cheminots (1er syndicat), qui appelait à la grève avec Sud-rail (3e syndicat), FO et First (non représentatifs), a recensé ce jour-là "21% de grévistes" tous collèges confondus, un chiffre inférieur selon la SNCF qui n'a pas voulu donner plus de précision.

AFP