Interrogé au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a prôné, le 17 septembre 2017, "un plan global de circulation" à Paris, conçu par la mairie et la préfecture de police, afin que la capitale puisse accueillir au mieux "les millions de touristes" attendus pour les Jeux olympiques de 2024.

"Plutôt qu'avoir un certain nombre de mesures partielles prises au coup par coup, il faudrait plutôt réfléchir, entre le préfet de police et la mairie de Paris, à un plan global de circulation qui permette de prendre en compte les préoccupations des uns et des autres", a déclaré le ministre.

"Je sais que ce n'est pas le cas" actuellement et "je dis qu'il faut faire attention avec les JO" de 2024 qui se tiendront à Paris, a-t-il ajouté. "Il conviendra que nous puissions accueillir les millions de touristes qui viendront."

Pendant l'été, le préfet de police Michel Delpuech s'était déclaré "inquiet" de l'aménagement de la rue de Rivoli, craignant que cela entrave l'accès garanti pour les véhicules de police et de secours dans la voie des autobus de cette artère très fréquentée.

La rue, qui mène de la place de la Bastille à la place de la Concorde, va passer à une seule file pour les voitures avec la création d'une voie à double-sens pour les cyclistes. La maire PS Anne Hidalgo souhaite faire de Paris une des capitales du vélo et a lancé, en 2015, un Plan vélo pour doubler le nombre de kilomètres de pistes cyclables. La voie Georges Pompidou a également été réduite à une seule file de véhicules durant l'été, autant de mesures qui génèrent des bouchons supplémentaires ainsi que le mécontentement des automobilistes.

Depuis la loi du 28 février 2017, la compétence générale de circulation a été transférée à la ville de Paris, la préfecture ne pouvant plus qu'émettre des prescriptions concernant la circulation des véhicules de sécurité et de secours.

M.F. avec AFP