La journée de promotion du transport public aura le 16 septembre 2017 dans 11 régions de France et la majorité des grandes agglomérations, (voir la liste des réseaux participants). Ce sont ainsi 63 millions de Français potentiellement concernés par la manifestation qui mêle promotions tarifaires, jeux-concours, visites d'installations...
 
Une responsabilisation des voyageurs
 
Le GIE Objectif transport public, qui rassemble les élus du Gart et les opérateurs de UTP, organise cette 11e édition sur le thème de la lutte contre la pollution de l'air. L'enjeu est notamment de faire prendre conscience aux voyageurs que le choix de leur mode de transport a une influence sur la qualité de l'air. A l'occasion de cette manifestation, Airparif a, ainsi, conçu un nouveau
calculateur qui permet à chacun de  connaître  la quantité de polluants qu'il émet au cours de son trajet en fonction des modes de transport utilisés (bus, ferrés, deux-roues, vélo, marché à pied et voiture).
 
Le président du GIE Objectif transport public, Frédéric Baverez, public a souligné que les autorités organisatrices agissent déjà dans ce domaine avec la mise en service de véhicules toujours plus propres, la promotion des mobilités actives et la lutte contre l'autosolisme (via le développement du covoiturage notamment). Un mouvement qui sera amplifié avec la mise en œuvre du
décret sur les véhicules à faibles émissions qui va contraindre les agglomérations de plus de 250.000 habitants à équiper rapidement leur flotte de véhicules propres : 50% du renouvellement des flottes à partir de 2020 et 100% à partir de 2025.
 
Un coût qui reste à financer
 
Le président de l'UTP Thierry Mallet a, cependant, souligné que la mise en œuvre de ce décret représente un défi pour les autorités organisatrices, les opérateurs mais aussi les constructeurs : "Il faut favoriser la filière française". En outre, la mise en œuvre du décret représente un investissement de 4 milliards d'euros. "Comment le finance-t-on ? C'est un sujet que l'UTP souhaite porter lors des assises de la mobilité", a souligné son président. Selon lui, l'objectif ambitieux, inscrit dans le décret, devra de toute façon être "revisité" en 2018, date  du point d'étape prévu entre les parties prenantes.
 
Euros 6 vs bus électrique
 
"Le coût d'un bus électrique est deux fois plus élevé qu'un bus diesel Euro 6", a complété Jean-Luc Rigaut, vice-président du GIE Objectif transport public. Ainsi, celui qui est également maire d'Annecy a expliqué que pour le même coût, il vaut sans doute mieux faire circuler deux bus Euro 6 qui permettront d'augmenter la fréquence d'une ligne et de mieux répondre ainsi aux attentes des usagers.
 
En outre, Jean-Luc Rigaut a souligné que les élus disposaient également d'autres outils pour lutter contre la pollution de l'air comme la création de zones à circulation restreinte (ZCR) qui limite la circulation des véhicules les plus polluants. "J'encourage à les mettre en œuvre même si cela demande un peu de courage", a-t-il reconnu. L'élu a également cité l'instauration de vignettes Crit'Air utilisées lors des  pics de pollution et le levier de la réforme du stationnement qui va permettre aux maires d'agir sur les habitudes de déplacement des automobilistes à partir du 1er janvier 2018.
 
Parallèlement, le GIE Objectif transport public organise les challenges  de la Journée du transport public qui récompensent les meilleures initiatives de transport. Cette année, la catégorie "Préservation de l'environnement" fait son apparition. Les prix seront remis le 12 octobre 2017 à Marseille, lors des
Rencontres nationales du transport public organisées par l'UTP et le Gart.