Le communiqué signé André Rebsamem, maire de Dijon, résume parfaitement la personnalité d’André Gervais qui vient de nous quitter :

"C’est avec une infinie tristesse que je viens d’apprendre, en même temps que de nombreux élus socialistes du conseil municipal autour de moi, le décès d’André Gervais, maire adjoint de Dijon, vice-président de Dijon Métropole, conseiller départemental de la Côte-d’Or sur le canton de Dijon 6.

Mais surtout, au-delà de ces mandats qu’il incarnait avec un grand sens de la rigueur et du dévouement, un compagnon politique, progressiste, qui bien souvent, dans son domaine de prédilection - les déplacements -, nous a ouvert la voie. Sans André, Monsieur Tram pour bon nombre d’entre nous, notre ville n’aurait pas le visage qu’elle est fière d’afficher aujourd’hui, qui fait référence en France et en Europe comme une réussite incontestée en matière d’intermodalité et de transports en commun.

Avec la disparition d’André,  travailleur infatigable qui maîtrisait parfaitement tous ses dossiers, le quartier de la Fontaine d’Ouche et Dijon perdent une figure à la fois emblématique et familière. Celle d’une grande silhouette à chapeau bien campée sur son vélo, respectée et aimée de tous, qui s’est fait connaître et reconnaître à l’échelle de la ville et de l’agglomération tout entière, ainsi qu'au plan national comme un grand spécialiste des transports publics."


A la rédaction de MobiliCités et de Transport Public, nous avons souvent rencontré André Gervais. Nous en gardons le souvenir d’un homme très sympathique, compétent et amoureux de sa ville. Ce qui frappait le plus quand on discutait avec lui, c’est à quel point il incarnait le mandat politique qui lui avait été confié. Quand il évoquait les sujets du tramway du vélo ou du bus, il parlait d’or, étant lui-même un usager régulier. Ce qui n’est pas si fréquent dans notre classe politique.

Incollable sur le plan technique, il considérait la mobilité comme un droit pour chacun. Il fait partie de ces gens qui ont redonné aux transports publics leurs lettres de noblesse en gommant peu à peu l’image de transport du pauvre qui lui collait à la peau depuis l’après-guerre. Grand adepte du vélo, il a su aussi agréger dans la politique de son agglomération ces nouvelles mobilités qui sont apparues ces dernières années.

Souvent précurseur, il signait, début 2017 avec Keolis, une délégation de service public unique en France, liant le réseau de transport public, la gestion du stationnement et les vélos en libre-service.


La rédaction de MobiliCités et de Transport public s’associe à la douleur de sa famille et lui présente ses profondes condoléances.
 
Robert Viennet