Le groupe a annoncé que la majorité des syndicats avaient approuvé début juin les termes du plan social (PSE), ensuite validé par l'administration publique. La filiale de Deutsche Bahn avait annoncé en décembre supprimer environ 300 postes, déclenchant le premier plan social et, pour l'heure, le seul du secteur depuis son ouverture à la concurrence en France en 2006.

"On a pu (...) diminuer le nombre de personne que l'on a dû licencier", a dit Gottfried Eymer, PDG d'ECR, lors d'une conférence de presse le 4 juillet 2017. Alors que le plan prévoyait initialement 208 suppressions nettes de postes – une fois prises en compte les places déjà vacantes et les créations d'emploi prévues en parallèle –, le chiffre a été abaissé à 126.

Entre l'annonce fin 2016 du plan social et le début 2017, le groupe a pu bénéficier de la réduction de ses effectifs d'une centaine de personnes, parties volontairement. Les effectifs du groupe étaient passés à 1.072 employés contre 1.171 auparavant.

"Lorsqu'il y a un plan social, il y a des gens qui partent sans attendre les résultats", a reconnu Gottfried Eymer. Parmi les 126 licenciements annoncés, une centaine d'employés doivent être reclassés chez des concurrents d'ECR dont, notamment, SNCF Mobilités, héritier de l'opérateur historique, et Ouest Rail, né dans la région Atlantique d'un partenariat entre Millet et Regiorail.

"On est les seuls à avoir fait un PSE, mais on pense que ce n'était pas seulement un problème ECR mais (...) du secteur", a jugé Gottfried Eymer. Parmi les éléments problématiques, il citait la hausse des tarifs imposés par SNCF Réseau ces dernières années et la concurrence du transport routier, en premier lieu après l'abandon de l'écotaxe en 2014.

"Des clients ont compris pourquoi ECR était en crise et sont confiants que cela va s'améliorer", a conclu Gottfried Eymer, citant des contrats avec Novatrans et T3M, spécialistes du ferroutage.

"On laisse les activités régionales à notre concurrence", a-t-il expliqué. "Nous, on est là sur les grands axes. Si vous avez 200 trains plutôt que 100 sur un corridor, vous êtes beaucoup plus flexibles." Enfin, le PDG, qui a plus largement appelé à un soutien plus franc de la puissance publique française au fret ferroviaire.

AFP