L'objectif de la ville de Lyon est de passer à 180 kilomètres de voies cyclables à contresens de la circulation automobile d'ici à trois ans, contre 90 kilomètres actuellement. Une décision intégrée au Plan d’actions des mobilités actives de la Métropole et ainsi financée par cette dernière.

Ce dispositif "permet d'éviter une des principales causes d'insécurité, l'ouverture de la portière d'un véhicule côté conducteur", expliquent les collectivités dans un communiqué commun. Cela permet également au cycliste d'emprunter le chemin le plus court et, in fine, de ne plus utiliser les trottoirs...

Le déploiement de 91 kilomètres supplémentaires se fera en quatre phases d'ici à 2020 : la première, qui vient de s'achever sur la presqu'île entre Rhône et Saône, représente 34 kilomètres supplémentaires de voies cyclables en double-sens, le reste sur la rive gauche débutera à la rentrée 2017 (du Rhône à l'axe Foch/Saxe/Jaurès).


La ville de Lyon précise que les aménagements se feront selon plusieurs principes :
- une largeur minimale de la chaussée de 2,7 mètres ;
- aucune incidence sur le stationnement ou sur la circulation automobile ;
- certains cheminements seront installés hors des grands axes de circulation ;
- une attention particulière sera portée aux carrefours et croisements, souvent accidentogènes.

Au total, Lyon compte 216 kilomètres de pistes cyclables, contre 152 en 2014, et a enregistré
26% de hausse d'utilisation du vélo en 2016.

Une Région focalisée sur les voies vertes

La région Auvergne-Rhône-Alpes souhaite également développer le réseau de pistes cyclables et va investir 40 millions d'euros en trois ans pour permettre la réalisation de 400 kilomètres de voies vertes.

"Les voies vertes sont un moyen efficace de faire face aux enjeux climatiques et environnementaux", fait valoir la collectivité, qui souligne la "vocation touristique et économique" du projet. Elle s'engage notamment à débloquer des "points rouges", le long de la Loire, de l'Allier et le sud de Lyon.

La Région finance déjà par ailleurs la ViaRhôna, voie cyclable qui doit relier le lac Léman à la Méditerranée d'ici à la fin 2020 sur plus de 800 kilomètres. Environ un quart du parcours reste à aménager.

F.G. (avec AFP)