L'aide de l'État à la liaison CDG Express prendra la forme d'une subvention exonérée d'impôt qui sera financée par un prélèvement imposé à partir de 2024 à tous les passagers empruntant l'aéroport Charles-de-Gaulle (à l'exception des passagers en transit). De plus, un mécanisme de type garantie publique (connu sous le nom de "cession Dailly acceptée") garantira le remboursement des prêts du concessionnaire.
 
La Commission européenne a conclu que l'aide publique en faveur de la construction de la ligne express est conforme aux règles de l'UE en matière d'aides d'État. En outre, elle est en parfait accord avec les priorités de la Commission Juncker consistant à soutenir les projets d'investissement des États membres qui stimulent la croissance, les investissements et la création d'emplois.
 
En effet, la Commission a constaté concernant les aides :
  • qu'elles contribuent au développement d'un système de transport mieux coordonné et plus durable;
  • qu'elles sont proportionnées et nécessaires à la mise en œuvre du projet et que l'aide découlant du prélèvement imposé aux passagers aériens n'excédera pas le déficit de financement du projet. L'existence de mécanismes de récupération et de clauses de révision garantira que le concessionnaire ne percevra pas de compensation excessive pendant toute la durée de la concession;
  • que l'opérateur de services de transport de voyageurs qui exploitera l'infrastructure sera sélectionné au moyen d'un appel d'offres ouvert, transparent et non discriminatoire.

Ainsi, l'aide sera accordée à une entreprise commune constituée entre SNCF Réseau et Aéroports de Paris (ADP, l'exploitant de l'aéroport), qui sera chargée de la construction et de l'exploitation de la ligne.
 
La nouvelle ligne de 32 kilomètres, dont le coût total est estimé à 1,32 milliard d'euros, reliera fin 2023 directement Paris (Gare de l'Est) au terminal 2 de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle en 20 minutes.

F.G.