Quatre mois après le lancement de solution à Rouen, 15% des tickets unitaires ont été vendus par SMS, annonce Atsukè dans un tweet daté du 1er juin 2017. Le cap des 1000 utilisateurs par jour a été dépassé au bout de trois mois.
 
Cette solution ticketing déployée voici plusieurs années en Suisse fait son entrée à Nîmes Métropole : l'agglo a choisi d'implémenter l'outil à l'occasion de la Feria de Pentecôte. Ainsi, du 1er au 5 juin 2017, les usagers pourront acheter leur ticket pour les navettes (A/R à 2,60 euros).
 
Le principe est exactement le même qu'à la Métropole Rouen Normandie. Le voyageur achète son billet en envoyant un SMS au 93300 avec le mot-clé FERIA.  Il n'est donc pas besoin de posséder un smartphone et de télécharger une appli. "La magie du système, c'est sa facilité", résumait le cofondateur d'Atsukè, Damien Bousson sur BFM Business au moment du lancement en févier.

 
Puis, l'usager reçoit en retour son titre de transport qui comporte la date d'émission, sa validité, son prix, et le code de contrôle. Il n'y a donc pas besoin d'entrer ses coordonnées bancaires. L'usager est débité sur sa facture mobile, l'opérateur prélevant une commission de 12%. La Suisse avait commencé à 15% pour arriver aujourd'hui à 8% et sans doute 6% à l'avenir, précisait Damien Bousson.
 
Le contrôle est réalisé par un simple scan du SMS, le contrôleur possédant une appli dédiée fournie par Atsukè qui se synchronise automatiquement avec le serveur des titres de transport.

Un moyen de lutte contre la fraude
 
Pour les usagers, cette solution présente l'avantage d'éviter les queues au distributeur ou au guichet. Pour l'opérateur, cela doit permettre de faire baisser le taux de fraude dans les transports. Plus d'excuses pour ne pas payer son billet. L'outil permet, en outre, d’analyser la fréquence d’usages. Pour les conducteurs, c'est moins de liquide à gérer et de temps perdu au profit de la vitesse commerciale.
 
Nîmes prévoit d'ores et déjà de réitérer l'expérience pour la Feria d'automne et annonce qu'elle devrait "certainement" l'installer "progressivement sur l'ensemble du réseau Tango". Damien Bousson recommande, dans un premier temps, de s'en tenir à un seul tarif afin de faciliter l'adoption de l'outil. Ensuite, il est tout à fait possible de multiplier le type de titres.
 
Reste que la solution exploité depuis plusieurs années en Suisse doit encore évoluer pour permettre de passer les tourniquets de stations fermées.
 
F.G.