Prendra-t-on bientôt une SeaBubbles à Paris comme on prend un taxi ou un VTC ? C'est le pari des deux fondateurs, Alain Thébault et Anders Bringdal. C'est aussi celui des investisseurs. La start-up, créée voici un an, a annoncé une levée de fonds de 100 millions d'euros pour industrialiser ses "taxis volants" lors de l'émission Tech & Co sur BFM Business.
 
Ces machines inspirées de la technologie de l'hydroptère, fonctionnent avec deux petits moteurs électriques et une batterie qui se recharge au ponton à chaque arrêt, a expliqué Alain Thébault. Sur la Seine, la vitesse est limitée à 18 km/h, mais les concepteurs ont fait des essais à 50-60 km/h. Plusieurs villes dans le monde sont intéressées comme Miami et Dubaï qui doivent tester prochainement un modèle.
 
De la taille d'une voiture, les SeaBubbles peuvent transporter, au total, cinq personnes. Dans un premier temps, il y a aura un pilote à bord, mais Alain Thébault dit déjà travailler sur un modèle autonome. L'objectif ? Pouvoir prendre un "taxi volant" comme on prend un Uber en réservant la course via une appli mobile.
 
Un prototype a été testé à La Ciotat. Alain Thébault annonce qu'un modèle sera présenté au salon VivaTech le 15 juin 2017 à Paris et que quatre SeaBubbles circuleront sur la Seine du 20 au 30 septembre. La maire de Paris, Anne Hidalgo, avait montré son intérêt pour ces "taxis volants" dès leur conception et son souhait de les expérimenter. Emmanuel Macron aussi avait été séduit. Alors ministre de l'Économie, celui-ci avait, en 2016, fait commander des Sea Bubbles pour les douaniers basés à Bercy.
 
Enfin, Alain Thébault a expliqué qu'ils travaillaient encore sur le modèle économique espérant que ce nouveau moyen de transport puisse être  accessible au plus grand nombre. Pour l'instant, aucune date n'est annoncée pour le lancement d'un service commercial en France ou à l'étranger.
 
F.G.