C'était une mesure réclamée par le Régions, autorités organisatrices des TER. La loi du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire avait acté le principe de leur laisser la liberté tarifaire. Il a cependant fallu attendre le courrier du 18 avril 2017 d'Alain Vidalies pour que les Régions puissent dorénavant fixer librement les tarifs des abonnés travail, élèves, étudiants et apprentis.

Un levier d'attractivité des TER
 
Désormais, les Régions vont pouvoir maîtriser les recettes d'un service qu’elles financent. En outre, cette liberté tarifaire leur donne un levier d'action supplémentaire pour positionner et promouvoir leurs offres TER, notamment par rapport à la concurrence du covoiturage et des autocars Macron.
 
Cela va également leur permettre de simplifier et de clarifier l'offre parmi 1400 tarifications différentes liées à la superposition des tarifs sociaux nationaux, des tarifs commerciaux de SNCF Mobilités et des tarifications spécifiquement régionales, souligne Régions de France dans un communiqué.
 
Enfin, cette mesure va permettre l'instauration d'une intégration tarifaire entre les Régions via des billets combinés pour des trajets TER avec correspondances, et entre les Régions et les agglomérations, ce qui doit contribuer à l’amélioration de l’attractivité des transports publics.

Des exceptions pour les tarifs sociaux nationaux
 
Cependant, cette liberté tarifaire ne s'applique pas aux politiques sociétales nationales – militaires, familles nombreuses, personnes handicapées et accompagnateurs, allers-retours populaires et promenades d’enfants –, ces tarifs sociaux nationaux répondant à une volonté d’équité territoriale et de justice sociale.
 
Auparavant, les tarifs des TER étaient fixés par des barèmes nationaux, en fonction de la distance parcourue et de catégories prédéfinies d’usagers. Les Régions avaient la possibilité d’ajouter à ces tarifs nationaux, des tarifications spécifiques plus avantageuses, mais sans pouvoir faire évoluer ni simplifier la grille nationale. En outre, l’écart entre les tarifs nationaux et régionaux était facturé par la SNCF aux Régions. Ainsi, Régions de France souligne "les dynamiques des recettes n’étaient pas pleinement maîtrisées" par les collectivités.
 
F.G.