L’acronyme CTPM a cédé la place à Sankéo, le nouveau nom du réseau urbain de Perpignan Métropole Méditerranée. Le 18 avril 2017, les élus de cette collectivité et leur délégataire Vectalia, ont présenté la nouvelle image des transports publics qui desservent 36 communes et 268.517 habitants.
 
Le nouveau nom Sankéo est la version revisitée de l’expression "sang et or", le blason de la Catalogne. Ce changement d’identité s’est accompagné d’une nouvelle découpe très colorée des bus avec des formes géométriques faisant écho à des signes caractéristiques du territoire : l’art contemporain, les facettes d’un grenat, le tissu catalan… Une série de pictogrammes dotés d’un esprit "origami" ont également été créés pour figurer sur les guides, plans, site internet…
 
Virage digital
 
"La nouvelle identité visuelle incarne la forte ambition de conquérir progressivement de nouveaux usagers, en pariant notamment sur les jeunes publics. Pour les séduire et les fidéliser, il faut non seulement mieux relier leurs centres d’intérêt, mais aussi et surtout recréer un lien de proximité et de confiance avec une marque moderne et connectée aux réseaux sociaux", explique Daniel Mach, vice-président délégué aux mobilités de Perpignan Méditerranée Métropole.
 
En clair, la marque Sankéo veut créer de l’adhésion, un contact continu et un lien de proximité avec les jeunes voyageurs. Cette stratégie digitale ciblant les 15-30 ans prend la forme d’une chaîne YouTube pour informer les voyageurs des actualités fortes du réseau et d’un jeu sur Facebook.
 
A partir du 19 avril 2017, les internautes sont invités à imaginer le bestiaire Sankéo dans le territoire à partir des adhésifs collés sur les vitres des bus. Le jeu est simple : il suffit de choisir un paysage, prendre une photo et la publier sur la page Facebook du transporteur. Le voyageur dont la photo sera la plus "likée" gagnera un an d’abonnement.
 
Cap sur l’hybride
 
Cette modernisation de l’image des transports publics est le premier pas de leur réorganisation annoncée pour 2018. Pour cela, un diagnostic technique et financier a été réalisé pour répondre à trois axes majeurs : la sécurité, la transition énergétique et l’offre de service.
 
En matière de sécurité, un contrat local de sécurité permet de mener des opérations de contrôle ciblées. Par ailleurs, les 220 bus ont été équipés de deux caméras de vidéosurveillance. Cela a également été le cas sur la voie publique dans certains secteurs sensibles.
 
La transition énergétique prendra la forme de bus hybrides. Vectalia en mettra six en service en 2017 et d’ici à 2021, l’opérateur de transport public aura procédé au renouvellement de 30% du parc. A cette date, le transporteur espagnol exploitera 17 bus hybrides et 3 minibus électriques.
 
Nouveau départ
 
Enfin, l’offre sera réorganisée et rationalisée en 2018. L’idée est de déployer des dessertes plus fines, couplées à des horaires adaptés aux besoins de mobilité des habitants de la Métropole.
 
Il est également prévu de mutualiser les moyens avec le conseil départemental des Pyrénées-Orientales dans l’objectif d‘offrir un meilleur service aux habitants des communes périphériques. Ce qui passera aussi par l’uniformisation de la tarification et la délivrance d’une information commune.
 
Dans cette collectivité, les transports publics urbains ont enregistré 10 millions de voyages en 2016, en hausse de 14% par rapport à 2009.
 
Christine Cabiron