Le bus fait bien partie de l'horizon d'Alstom. Le groupe ainsi que sa filiale algérienne Cital (49% Alstom, 41% Ferrovial et 10% Entreprise du métro d'Alger) ont signé, avec le constructeur algérien de bus et cars SNVI (Entreprise nationale des véhicules industriels), un accord "pour donner un nouveau souffle à l’industrie des matériels roulants et accroître l’offre de mobilité électrique en Algérie", précise un communiqué commun.

La signature le 8 avril 2017 du texte (Memorendum of undestanding) a eu lieu à l'occasion d'un déplacement du premier ministre Bernard Cazeneuve auprès de son homologue Abdelmalek Sellal.

Alstom, qui a pignon sur rue en Algérie avec Cital, prépare la livraison de tramways Citadis pour les villes d'Ouargla, de Mostaganem, de Sétif et de Constantine ainsi que pour Sidi-Bel-Abbès. Le groupe français va donc  accroître son champ d'intervention en Algérie.

"Cette coopération bénéficiera du support technologique d’Alstom qui a récemment lancé un bus électrique de nouvelle génération appelé Aptis, une conception innovante inspirée de celle du tramway", ajoute le communiqué.

De quoi susciter des questions sur une éventuelle fourniture et délocalisation en Algérie de la fabrication d'Aptis, son bus de 12 mètres conçu avec sa filiale alsacienne NTL.

"Non, précise-t-on au siège du groupe à Saint Ouen, il ne s'agit pas aujourd'hui de construire du matériel, car c'est un accord destiné à étudier la faisabilité de coopération dans le secteur des bus. A priori la réflexion va porter sur quel composant Alstom pourrait apporter pour accompagner le développement de SNVI dans l'électrique".

Marc Fressoz