JCDecaux met la pression sur les élus. Sans attendre le vote du comité syndical du syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole prévu le 12 avril 2017, le groupement JCDecaux-SNCF-RATP a déposé, le 10 avril, un recours en référé auprès du tribunal administratif de Paris "contre la décision d’attribution par la commission d’appel d’offres du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole du marché Vélib’".
 
Dans un communiqué, JCDecaux explique que le recours a été déposé "pour la défense des 315 collaborateurs qui participent au succès sans équivalent de Vélib’ depuis 10 ans" et qui travaillent au sein de Cyclocity, sa filiale dédiée à la gestion de vélos en libre-service. Depuis que la commission d'appel d'offres a mieux classé l'offre de Smoovengo emmenée par Smoove, les deux consortiums rivaux s'affrontent sur les questions relatives à l'emploi.
 
JDDecaux, qui détient le marché depuis sa mise en place en 2007, avait attaqué son concurrent le 31 mars, estimant que l'écart entre les deux offres "se fonde sur
un dumping social, avec une proposition excluant la reprise de l'ensemble des personnels et reposant sur de nouvelles équipes inexpérimentées, moins nombreuses et à des conditions sociales et salariales dégradées".
Smoove avait répondu, le 6 avril, que "les mises en causes concernant un dumping social sont totalement infondées et constituent une contre-vérité", et
menace JCDecaux de poursuites en justice. En outre, la start-up avait ajouté s'être engagée à privilégier le personnel en place pour ses recrutements à venir.
 
Florence Guernalec (d'après AFP)