L'intersyndicale avait laissé jusqu’au 3 avril 20h00 pour qu'Uber la reçoive "avec des propositions concrètes répondant aux revendications qui lui ont été adressées par courrier". L'ultimatum ayant expiré, Actif VTC-UDCF-CFDT VTC/Loti appellent au boycott de la plate-forme de réservation et lancent une pétition en ligne "pour qu'Uber améliore les conditions de rémunération de ses chauffeurs". Les autres organisations syndicales représentant les chauffeurs, Capa-VTC et le SCP-VTC/Unsa, avaient déjà quitté l'intersyndicale et claqué la porte des négociations.
 
"Chaque citoyen est appelé à signer cette pétition et à boycotter la plate-forme Uber tant que cette société n’aura pas, par une négociation, répondu aux revendications des chauffeurs, afin qu’ils puissent gagner dignement leur vie", indique le texte de la pétition. Ceux-ci expliquent qu'ils travaillent 60 heures par semaine, 6 jours sur 7 et perçoivent seulement 7 euros de l'heure, ce qui ne leur permet pas "de gagner leur vie sans une durée du travail démesurée mettant en danger les chauffeurs et leurs clients". Mais Uber refuse toujours d'augmenter les tarifs des courses, expliquant qu'il perdrait alors des clients.

 


Des décisions reportées après les élections
 
L'intersyndicale interpelle ainsi les clients de la plate-forme de réservation considérant que "les décisions prises unilatéralement par Uber, qu’elles concernent les tarifications appliquées mais aussi le processus de déconnexion, ont propulsé le client comme l’acteur exclusif et dominant d’une économie se jouant à trois".
 
Le 31 mars 2017, l'intersyndicale a été reçue par le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies. Celle-ci affirme avoir obtenu que les services de l'État travaillent à la mise en place d'un tarif minimum applicable dans le secteur des VTC. Mais cette mesure doit passer par un véhicule législatif. Rien ne pourra donc être acté avant les élections du printemps.
 
Florence Guernalec