La perspective d'organiser les JO à Paris en 2024 est sans doute pour beaucoup dans l'accélération d'un projet maintes fois avorté. Un accord aurait ainsi été trouvé entre l'État et le gestionnaire d'infrastructure pour fixer le cadre du futur contrat de concession, selon le quotidien Les Echos. Cet accord porte à la fois sur le financement des travaux, le modèle économique de la liaison, et même la répartition des risques en cas de déficit excessif.
 
Le financement des travaux, estimé à 1,7 milliard d'euros, reviendra au gestionnaire d'infrastructure de CDG Express, composé du groupe Aéroport de Paris (ADP), de SNCF Réseau et de la Caisse des dépôts. Chacun détiendra un tiers du capital de la société de projet prévue dans
la loi relative à CDG Express publiée en décembre 2016. Chaque partenaire apporterait entre 450 et 500 millions de fonds propres, le groupe ADP ajoutant une avance remboursable de 100 millions d'euros. Des prêts bancaires compléteront ce montage financier, selon Les Echos.
 
Le modèle économique portera sur deux sources de recettes : les péages versés par le futur exploitant de la ligne CDG Express qui comporteront une part variable indexée sur la fréquentation, et une taxe sur les billets d'avion au départ ou à l'arrivée de Roissy (hors correspondances) qui sera mise en place à partir d'avril 2024. Son montant ne devrait pas dépasser 1,40 euro par billet.
 
Enfin, l'État aurait accepté de prendre majoritairement à sa charge le risque trafic pendant la phase de démarrage (2024-2030). Au-delà de cette date, ce serait le gestionnaire d'infrastructure qui comblerait les éventuels déficits. Cependant, l'accord passé entre l'État et le gestionnaire d'infrastructure prévoit une clause de revoyure en 2030. En cas de trafic trop faible, le contrat de concession serait alors annulé et l'État assumerait les déficits. En revanche, en cas d'excédents, il est prévu un partage des bénéfices avec l'État.

Ses promoteurs tablent sur 6 millions de passagers par an au démarrage avec un prix du billet fixé à 24 euros.

F.G.