L'expérimentation, qui devrait débuter "début mai" selon la SGP, se déroulera dans le quartier du Trapèze, à proximité de l'île Seguin en cours d'aménagement et des travaux de la ligne 15 du Grand Paris Express (futur métro automatique en rocade).

Le but recherché, selon la SGP qui avait lancé un appel à projets pour faciliter la mobilité, était de "trouver des solutions pour fluidifier la circulation autour des chantiers du Grand Paris Express en phase de travaux". Les 100 à 150 automobilistes, qui seront recrutés en avril via leurs entreprises installées dans le quartier du Trapèze, se verront remettre un boîtier géolocalisé qui sera apposé sur leur véhicule.

Pour chaque trajet non effectué dans le secteur aux heures de pointe, ils percevront 2 euros. L'expérimentation doit durer de "un à deux mois", a précisé la SGP.

Des expériences réussies aux Pays-Bas

Egis, chargé de mettre en place l'expérimentation, s'est inspiré d'expériences menées aux Pays-Bas depuis 2008-2010. A Rotterdam notamment, le retour d'expérience a été "très positif", 85% des automobilistes sensibilisés ayant conservé leurs "bonnes habitudes", alors même qu'ils n'étaient plus rémunérés pour cela, assure une porte-parole d'Egis.

Les solutions alternatives sont multiples : télétravail, transports en commun, vélo, etc., relève Egis, l'objectif étant de "retirer 5 à 8% de voitures du trafic sur un axe congestionné".

AFP