Georges Ichkanian, 56 ans,  était depuis plusieurs années ‎directeur des ressources humaines du pôle transport ferroviaire de marchandises pour la France et l'étranger de SNCF Mobilités. Son périmètre engloblait Fret SNCF où il a conduit une importante restructuration des effectifs sans trop de crises – il faut dire que les moyens employés ont été exceptionnels –, mais aussi les filiales françaises (Naviland, Viia, etc.) et étrangères (Captrain, etc.).

Il s'agit donc d'un recrutement interne au groupe SNCF, alors que cabinet de chasseurs de tête mandaté par la direction de  SNCF Réseau avait aussi audtionné de nombreux candidats venus de l'extérieur.

Ainsi, le PDG de SNCF Réseau Patrick Jeantet a préféré choisir quelqu'un qui est déjà familiarisé avec le régime social spécifique des cheminots et qui connaît également l'ambiance sociale et les problématiques au sein du groupe public ferroviaire. L'intérêt ? S'épargner des mois et des mois d'apprentissage, circonscrire au maximum les risques que la greffe ne prennne pas avec des syndicats aussi puissants que la CGT et Sud-rail, et commencer à prendre à bras-le-corps la question d'une meilleure organisation sociale du gestionnaire du réseau sur fond d'objectif de productivité. Les sujets et les périls ne manquent pas.

"Mais, je voulais aussi quelqu'un qui ait acquis une expérience à l'extérieur", complète Patrick Jeantet. Diplômé en 1982 de l'IPAG (l'Institut de préparation à l'administration et à la gestion), Georges Ichkanian a eu un parcours varié. Avant d'intégrer la SNCF, il a été le DRH groupe  de Générale de santé (2000-2009), est passé par l'autocariste Cariane (1995-2000) ou encore par le groupe Sartec.

Il remplace donc Bénédicte Tilloy qui n'était pas une DRH de pleine exercice puisqu'elle assurait aussi les fonctions de secrétaire générale de SNCF Réseau, fonction reprise en direct par Patrick Jeantet. Ce dernier continue donc de choisir ses hommes à des postes clés, comme en témoigne l'entrée en fonction récente de Marc Berthod comme directeur de la communication.

Marc Fressoz