L'année 2017 sera sans doute meilleure que la précédente pour Eurostar. Sur les dix premières semaines, les ventes sont en hausse de 12% – dont 4% auprès des passagers d'affaires – par rapport à la période équivalente, dopées par le retour des passagers extra-européens. La vente de billets à des voyageurs en provenance des États-Unis ainsi progressé de 17%.

De quoi faire oublier le mauvais cru précédent. Car en 2016, la filiale à 55 % de la SNCF a enregistré une perte d'exploitation de 25 millions de livres sterling (29 millions d'euros), liée notamment aux attentats de Paris et Bruxelles,  et son trafic a reculé de 4%, avec tout juste 10 millions de voyageurs transportés.

Eurostar avait publié un résultat opérationnel positif de 34 millions de livres en 2015, mais l'entreprise explique, dans un communiqué publié, avoir subi l'an dernier "la combinaison de conditions commerciales difficiles et d'une baisse de la demande".

Le nombre de passagers a ainsi reculé de 388 000, avec 10,01 millions de personnes transportées l'an dernier, "aux lendemains des attaques terroristes en Europe", explique la compagnie, en référence aux attentats de Paris en novembre 2015 et de Bruxelles en mars 2016.
 
Un effet de change favorable

Le chiffre d'affaires annuel a par conséquent diminué de 3,3%, à 794 millions de livres. Ce repli a toutefois été atténué par la chute de la devise britannique face à l'euro après le référendum au printemps sur le Brexit : à taux de change constants, la baisse aurait été de 8%, précise Eurostar.

La tendance a commencé à s'inverser en toute fin d'année, avec "une forte augmentation des réservations tardives", concrétisée par "un record de fréquentation au mois de décembre" (+9%), assure l'entreprise.

Au cours des 18 prochains mois, la compagnie achèvera l'introduction de ses 17 nouveaux trains e320 commandés à Siemens ainsi que la rénovation de sa flotte originale.

Ayant légèrement réduit son service fin 2016, Eurostar devrait logiquement voir son taux de remplissage s'améliorer.

MF avec AFP